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PRETRRE EVE ET
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nourrit de conferve, espèce d’algue. Les colons hollandais et les Sauvages lui faisaient la chasse, la nuit, avec des harpons en s’éclairant avec des torches de pin.
Kalm, voyant dans une île an campement d’[ndiens, y débarqua dans le but d'engager des guides pour l’accompagner jusqu'au Fort St Frédéric. Mais tous les hommes étaient à faire la chasse dans les bois. Ilne restait sur la côte que des jeunes garçons. A la fin, le lendemain, il arriva trois sauvages qui s’engagèrent au prix de trente chelins. Mais un Anglais leur ayant offert davantage, ils changèrent d'idée, et cassèrent leur marché avec Kalm, lui remettant trois piastres d’arrhes qu'il leur avait payées.
La seconde étape de nuit de ce voyage fut à environ dix milles d'Albany. Pendant la guerre, les habitants de cette localité abandonnèrent leurs foyers, et allèrent se réfugier au fort, craignant la cruauté des Sauvages alliés des Français; mais ils revenaient en grand nombre sur leurs terres.
Remarquant que le trèfle rouge et le trèfle blanc abondaient dans les bois, Kalm dit qu'il est difficile de déterminer si ce genre de plantes herbacées a été introduit d'Europe dans ce pays, ou s'il est indigène, ce que les Indiens n’admettaient pas.
Les bords de la rivière étaient percés, au niveau de l'eau, de trous nombreux, habitations des rats-musqués, Fiber Zibethicus. Des tas d’écailles d’huitres jonchaient les abords de ces retraites souterraines. Le rat-musqué serait-il ostralège ? Kalm le pense et croit avoir fait une observatien nouvelle, parce que Linné, Buffon et Sarrasin prétendent que cet animal ne se nourrit que d’acorus (Aroïdées), de joncs et de racines.
La troisième nuit de son voyage, le professeur la passa dans la grange d’un cultivateur, qui était revenu
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