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Mon hôte, M. de Couâgne, marchand de Montréal, à eu l’obligeance de me communiquer le prix des peaux en Canada pour l'année 1749.
Peaux d'ours, grandes et moyennes, 5 livres,
Peaux d’oursons, 50 sols.
Peaux de Lynx, 25 sols.
5 Pichous du Sud, 35 sols, LL Renards du Sud, 35 sols.
Loutres, 5 livres.
Ratons (Raccoon), 5 livres.
Martres, 45 sols.
Loups-Cerviers, 4 livres.
Loups, 40 sols, Carcajous, un animal que Je ne connais pas (1), 5 livres.
Peaux Ge Visons, espèce de Martre qui vit dars l'eau (2), 25 sols.
Peaux crues d'Elans (Orignacs verts), 10 livres.
“crues de Cerfs (Cerfs verts).
d'Orignacs et de Cerfs passées, 3 livres.
Peaux de Chevreuils, 25 ou 30 sols.
‘s Renards rouges, 3 livres.
Castors, 3 livres,
J'insère, maintenant, une liste qui m'a été donnée par un des plus grands marchands de Montréal ; elie renferme toutes les différentes espèces de peaux que l’on peut se procurer en Canada, et qui en sont exportées en Europe :
Chevreuils passés, Loups-Cerviers,
Chevreuils verts, Pichous du Nord,
(tj Voir à la note plus haut, Cette liate et la suivante sont en français dans le texte, (M.)
(2) Mustela Vison, Foulreau. (M;
Chevreuils tannés, Pichous du Sud, HE 4e Ours, Renards roûges, QU Oursons, Renards croisés
À ! Loutres, Renards noirs, 2 Pékans (1), Renards argentés, Chats, KRenards du Sud ou de Virginie, Loups de bois, Renards blancs de Tadoussac, Martres, Visons ou Foutreaux, Ecureuils noirs, Cerfs verts, À Cerfs passés, Orignacs verts, LUE Orignacs passés, Caribous, É F iches vertes, Biches passées, Carcajous, Rats musqués, Castors gras d'hiver (2), Castors gras d'été, | Castors secs d'été, Castors secs d'hiver, |
Castors vieux d'été, Castors vieux d'hiver.
Aujourd’hui Fon m'a donné un morceau de cuivre natif ( provenant du Lac Supérieur (3). On'y trouve ce métal l presque à l’état pur, de sorte qu'il n’est pas nécessaire de ] le faire fondre pour qu'on puisse s’en servir. Le Père J Charlevoix fait mention de cette mine de cuivre t dans son Histoire de la Nouvelle-France, tom. VI, l p. 415. Un des Jésuites de Montréal, qui est € allé dans cette contrée, m'a dit qu'on trouve le d
(1) Pékan— Wood-Shock, espèce de Martre du Canada, Marles Canadensis. On a vu plus haut que les Français donnaient ce nom à la bêtepuante, (M.)
(?) Le castor gras est celui que les sauvages, pour se couvrir, ont porté pendant quelque temps, comme alors, il a perdu tout le long poil, et qu'il ne lui reste plus que le duvet, il était ordinairement préféré par les chapeliers. Celui qui n'a pas été ainsi porté et qui conserve le long poil, est nommé castor vert. Fecland, Cours d'histoire, 2nd vol., p. 414. (M.)
G) Upper Lake. Le Lac Supérieur n’est pas marqué sur la carte annexée aux traductions hollandaise et anglaise du voyage de Kalm. (M.)
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minerai près de l'embouchure des rivières, et qu'il y a des morceaux de cuivre natif si pesants qu'une personne seule ne peut les soulever. Les Indiens, de leur côté, prétendent avoir découvert autrefois un bloc de cuivre de sept pieds de longueur sur quatre d'épaisseur. S'il est vrai que ce métal se rencontre toujours sur le sol, à l'embouchure des rivières, il est probable qu'il y est apporté par la glace, ou par l’eau qui descend des montagnes. Cependant, quoique des recherches soigneuses aient été faites, an n’a encore trouvé aucun endroit où le cuivre existe en aussi grande ahondance.
Le chef ou supérieur des prêtres de Montréal m'a donné aujourd'hui un morceau de minerai de plomb très compacte et à cuboïdes brillants, qui a été ramassé à quelques milles français (lieues) de Montréai. Plusieurs personnes m'ont assuré qu'il y a une mine de plomb quelque part dans le Sud. Les Indiens en connaissent l'existence, et utilisent même le métal qu'ils y trouvent en le convertissant, par la fusion, en balles et en menu plomb. Je m'en suis procuré quelques échantillons qui contiennent, en effet, un minerai de plomb en cuboïdes brillants, séparés les uns des autres par de minces cloisons d'une terre blanche ou glaise dure, et sensible à l’action de l'acide nitrique.
J'ai pareillement reçu un échantillon d’une sorte de terre brune tirant sur le roux, que l’on trouve près du Lac des Deux-Montagnes, à quelques milles français de Montréal. Elle s'écrase facilement entre les doigts, quoique très pesante comme toutes les argiles. Luisante à sa surface, elle se déteint dans la main pour peu qu'on l'y garde quelque temps, et y laisse des reflets argentés. C’est probablement une sorte de terre plombifère, ou une terre mélangée de mica de fer,
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