XVI SÉANCE PUBLIQUE DU 22 DÉCEMBRE
risquent pas d’être polluées en un point quelconque de leur trajet souterrain. La plupart des sources particulières et communales, autrefois mal captées, sont souvent suspectes, en raison de leur position trop superficielle et de leur situation dans des quartiers aujourd’hui peuplés.
Le réseau actuel d’eau de source est alimenté par trois captations, celles de l’Asnée, de Boudonville et de la forêt de Haye, cette dernière relativement récente. Les eaux de l’Asnée, qui sourdent du versant nord-ouest du plateau de Villers, collectent des eaux qui passent à travers un calcaire très fissuré et doivent subir une purification préalable (par filtre) avant d’être livrées à la consommation; les captations de Boudonwville et de la forêt de Haye donnent de l’eau fraiche, d'excellente qualité. Malheureusement la quantité est insuffisante; les besoins de Nancy sont d’au moins 3.090 mètres cubes par jour; or, dans les périodes de sécheresse, comme en juin 1921, les trois captations ne fournirent que 1.231 mètres cubes, et il est nécessaire d’envisager de nouvelles adductions qui, il faut l’espérer, seront bientôt réalisées (eaux de Belle-Fontaine).
Une partie considérable du travail de M. Pierron est consacrée à l’analyse chimique et bactériologique des eaux (sources anciennement utilisées et captations actuelles), pour laqu2lle il donne des indications précises et critiques : les eaux de la forêt de Haye ou de la mine de Boudonille ont une composition remarquablementstable et une minéralisation fort convenable, tandis que celles de l’Asnée sont sujettes à de brusques variations, sans doute en raison de leur origine superficielle. L'étude bactériologique montre que les eaux de Haye et de Boudonville sont pauvres en microbes, de 40 à 50 germes par centimètre cube (et aucun pathogène), alors que des sources contaminées comptent jusqu’à 5.000 germes. Un résultat nouveau est la présence de bacilles fluorescents dans des eaux pourtant très pures.
M. Pierron, dans cette thèse, fait preuve de sérieuses connaissances chimiques; la partie microbiologique, surtout en ce qui concerne la culture des bacilles fluorescents