XXXVI SÉANCE PUBLIQUE DU 22 DÉCEMBRE
depuis quelques mois il en est sorti, déclaré incurable- Il ne peut travailler, et n’a pu jusqu'ici obtenir de pension- Mie Merlin est donc seule pour subvenir à l’entretien de son frère et de sa nièce: l’hiver dernier, ils ont souffert du froid et de la faim, n’étant pas encore connus, car ils ne montrent pas leur détresse, et ont une tenue parfaite. Il faudrait pouvoir adapter un moteur à la machine à coudre de l’ouvrière, pour augmenter le rendemert de son travail, et partant son salaire. Vous récompensez, Messieurs, comme il convient, cette piété familiale douloureuse et discrète.
Mile Marie Schmitt (1), aveugle, née à Saint-Dié en 18&6, faisait un stage à l’Association Valentin Hauy à Paris. pour apprendre le métier de masseuse, au commencement de 1927, quand elle fut appelée près d’une sœur mariée à Nancy. Celle-ci gravement malade, était en outre enceinte et ne pouvait vaquer aux soins de son ménage et de ses deux enfants en bas âge. Mile Schmitt n’hésita pas à abandonner son stage, destiné à assurer son avenir, pour assumer seule, malgré sa cécité, le soin de la malade, des enfants et du ménage. Elle soigna sa sœur lors de ses couches, s’occupa du nouveau-né, jusqu’à la mort de la pauvre mère, survenue à la fin de 1927. Mieux encore, et malgré le caractère peu facile de son beaufrère, elle restera quelques mois de plus auprès des enfants, et ne reprendra qu’au bout d’une année entière et plus le stage du métier de masseuse qui devait lui permettre de vivre, et qu’elle exerce aujourd’hui à Nancy. Combien cette troisième partie du prix Bour, est par vous, Messieurs, heureusement appliquée.
Voicienvore avec Mile Marie-Thérèse Remy, de Longwry- Gouramcourt, un bel exemple de piété fihale et dr vertus
(1) 43, avenue Foch.
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