COMPTE RENDU DE L’EXERCICE 4929-19 0 - LIII
de son Barrois natal que M. Lucien Braye a surtout donné ses loisirs. Et les dix-neuf études qu'il a fait jusqu'ici paraître, notamment sur Ligny-en-Barrois, sur Bar-le-Duc, sur René de Chälon et Le Mausolée de Cœur, “sur la Pléiade dans le Barrois, fixent, par un choix particulièrement heureux des sujets, de multiples points d’un passé également cher aux Lorrains des deux duchés. Mais votre nouvel associé-correspondant est aussi un poète aux vers souples et harmonieux, qu’on croirait parfois apparentés à ce que l’art et le tour virgilien, dans l'éclat de leur second millénaire, ont gardé de plus heureux et de plus pur. Par là, M. Braye trouvera-t-il sans doute, dans votre Compagnie, sa sûre et juste place aux côtés de M. le chanoine Renard, auteur de ces eourtes pièces: à lä saveur agreste et bucolique : la Source, les Chèvres,
aux côtés de M. Pierre Bretagne qui leur insuflla à toutes deux la vie musicale. Car, de notre petite République à nous, Jamais poètes et musiciens (même «si, de fortune, ils sont avoués) ne sauraient être bannis! Cependant M. Lucien Braye, vice-président de la Fédération historique lorraine, avait, par d’autres distinctions acquises, d’autres titres encore à vos suffrages. Érudit, historien, poète : vous ne pouviez accueillir un collaborateur
plus hautement qualifié.
Le conservateur de notre Bibliothèque municipale, M. Jean Colin, fils de l'artiste délivat qui 1llustra les œuvres de notre Barrès, est un Lorrain d'ascendance, de tradition et de goût. L'École du Louvre, l'École des Hautes Études, d’où il fut envoyé à l'École de Rome, furent les étapes propices au développement d'un talent qui, par des publications sur l'Occupation romaine au Maroc, sur les Antiquités romaines de Rhénanie, laissait déjà, dans les intervalles des missions à lui confiées, entrevoir chez l’auteur une unité de vues toutes personnelles et déductives, telles, assurément, que nous les retrouverons aussi fructueuses dans son ouvrage en préparation sur Tite-Live et la Conquête romaine de la Cisalpine. En accueillant M. Jean Colin, l’Académie a montré sa joie de voir mise dorénavant, au service des études lorraines,