‹ Mémoires de l’Académie de Stanislas (volume 2)Chapitre 5 sur 101 · VIII ÉLOGE FUNÈBRE DE M. AMBROISE · texte numérisé non relu

VIII ÉLOGE FUNÈBRE DE M. AMBROISE

de sujets historiques de la même époque, et concernant Lunéville ou ses environs.

A l’automne de 1909, M. Ambroise a quitté Lunéville pour venir s'installer comme avocat à Nancy. Ses relations avec l’Académie deviennent alors plus intimes, et ses confrères, qui peuvent apprécier la valeur de l’associécorrespondant, ne tardent pas à l’appeler à un siège vacant de membre titulaire (2 février 1912). A la séance publique de l’année suivante, 1] prononçait son discours de réception, et, le 8 mai 1914, M. Antoine de Metz- Noblat ayant dàù résigner ses fonctions de questeur, l’Académie élit pour cet emploi, qui le rendait membre du Bureau, M. Ambroise que désignaient ses connaissances juridiques et son expérience des affaires financières.

Bientôt après éclatait la Grande guerre, et dans Nancy assiégé M. Ambroise fut l’un de ceux qui, au milieu des bombardements, continuait, en assistant à nos réunions, à montrer la vitalité de l’Académie et sa confiance dans l'avenir. Il remplissait en même temps, depuis le 30 mars 1912, les lourdes et périlleuses fonctions de Délégué régional de la Société de secours aux blessés militaires, où nous l’avons vu, dans nos hôpitaux auxiliaires, assurer les relations du Comité de Nancy avec le siège central de cette Société, dure mission qu'il conserva jusqu’en 1918, tant que sa santé lui permit de fatigants déplacements. Mais la guerre allait finir, et bientôt l’Académie pouvait reprendre sa vie habituelle, rendue il est vrai plus difficile pour le Questeur par le délabrement de ses finances.

Ce fut en 1927 que commença, pour notre confrère, une période triste et douloureuse qui ne devait finir que par sa mort. Au début de cette année, 1l perd Mme Ambroise-Darbhoy, jusqu'alors la compagne dévouée de son existence, à Lunéville et à Nancy. Un peu plus tard, sa santé s’est altérée: il doit subir une grave opération, qu’il supporte avec courage et sérénité. On pouvait alors admirer la belle égalité d'humeur de notre confrère, qui voulait encore parfois se faire amener à nos séances, et qui prenait toujours le plus vif intérêt aux travaux de l’Académie.

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