‹ Mémoires de l’Académie de Stanislas (volume 4)Chapitre 84 sur 115 · XC SÉANCE PUBLIQUE DU 24 MAI · texte numérisé non relu

XC SÉANCE PUBLIQUE DU 24 MAI

respondant de l’Académie des Sciences en 1918, haute distinction qui pour bien d’autres serait un couronnement de carrière, mais vos travaux, aussi appréciés à l'étranger qu’en France, vous ouvrent les portes de l’Académie royale des Sciences de Belgique en 1921 et de Danemark en 1927. Professeur d’échange aux Universités de Bruxelles et de Louvain, vous recevez en 1927 le titre de docteur honoris causa, sciences biologiques, de l'Université de Louvain.

Membre de plusieurs sociétés étrangères, vous pratiquez par vos communications, leçons et travaux, un internationalisme scientifique de haute marque qui jette le plus vif éclat sur notre Université lorraine.

Esprit curieux, vous vous intéressez à toutes les manifestations de la vie, et vous abordez avec un plein succès les sujets les plus divers que vous fournit l’étude des sciences naturelles.

Dans deux livres devenus classiques : La Genèse des espèces animales et L’Adaptation, Vous exposez vos idées sur le processus et les causes naturelles de l'évolution des êtres depuis la naïssanre de la vie jusqu'aux plantes et animaux actuels. Certaines parties en ont paru suflisamment originales pour que les Universités de Genève, de Bruxelles et le Congrès d'Eugénique de New-York vous aient demandé de les exposer dans des conférences.

Aux théories transformistes de Lamarck, de Darwin et de Wallace vous opposez la théorie de la préadaptation. D’un mot, c’est, d’après vous, la possibilité qu'ont diverses espèces animales de développer, en changeant de milieu, certains caractères préexistants jusque-là indifférents et de leur permettre ainsi de s'adapter à ce nouveau milieu.

La plupart de vos travaux ont une portée philosophique incontestable et j’en trouve encore la preuve dans vos belles recherches sur l’hérédité.

Vous fûtes, avec W. Bateson, l’un des deux biologistes qui, séparément, avez établi les lois fondamentales de l'hérédité chez les animaux. Ces règles avaient autrefois

été reconnues chez les végétaux par un moine autrichien, Mendel.

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