ACTE CINQUIÈME
Remarques générales sur les cinq premihres schnes.
L'ouverture du cinquième acte de cette tragédie ne me parait pas exposer d'une manière assez pathétique le danger de Nîcomède^ et cette faute est, selon moi, d'antant plus grande , que ce prince seul doit réunir sur lui tout l'intérêt.
Corneille , au contraire, a £ut nne scène de politique entre la reine et son fils, laijnelle est d'une firoideur extrême ; ce qui soit ne h réchauffe pas beaucoup. Il y a une mono* tonie d'action répandue sur les personnages de l'Ambassadeur romain , de Pkusias, de h Reine, de sa G)nfidente, et d'Araspe^ le capi« taine des gardes de leurs majestés.
Voici comme s'annoncent ces diflerens personnages :
5CÊHE IL
Flaminias annonce tranqoinemefit â la Beine la révolte du penple; révolte dont eOe est di^ instruite, et qui ne Im cause anaroe éioMùém.
n me semble qo'â ce sqet XAnAama4em lui suppose a tort des restant kios qv^efle n'a pas prises, paiM|a'dle ne se détermine^ en
effet, à prendre un parti que sur l'exemple du sénat de Rome , qui lui est allégué par ce même Ambassadeur. Le sén^at, lui dit-il, dans un cas pareil y emploie la prière, la menace, la force ouverte, et rappelle aussitôt son escadron mutin, et du mont Quirinal et du mont jiventin.
SCÈJ^E III.
Le Roi vient ensuite pour ne mettre ordre à rien , et pour avertir seulement qu'il connaît les chefs des mutins, qui ne sont autres que les gens de Laodice.
Réflexion puérile et froide dans un moment aussi critique; car il est plus important.de punir ces mutins que de savoir à qui ils appartiennent.