Vie de MontausiiTy 172», U II, p
CGJLXVl DE LA COMPOSmON DES liÉHOIRfiS.
que ce qai vient de vous, soit vos paroles, soit vos lettres, soit vos exemples. La lecture souvent réitérée de vos instructions les graverait bien avant dans son âme. » Le silence de Bossuet, au sujet de l'œuvre royale, donnerait à penser qu'elle n'a tenu qu'une bien petite place dans l'éducation du prince.
Cependant, si Louis XIV a permis qu'en 1677 la poésie académique célébrât ses Mémoires, il est à croire qu'ils étaient connus de celui auquel il les destinait. Les voix de la renommée qui annonçaient dans ce temps-là des choses bien moins importantes, comme la dédicace à monseigneur le Daupbin de la thèse de philosophie de M. D'ormoy, quatrième fils de Golbert, âgé de treize ans (le prince n'avait pas beaucoup plus) *, comme la création d'une charge de secrétaire auprès du jeune prince en faveur de M. d'Estanchau, que considérait fort M. de Montausier ', comme la faveur accordée par monseigneur le Dauphin au Mercure galant^ qu'il daigne prendre sous ses auspices ', auraient bien dû, par quelque indiscrétion précise, nous édifier sur ce sujet.
Un absurde rondeau d'un avocat de Provins exalte dans ces termes les vertus de Monseigneur * :
Son cœur est grand, sa sagesse profonde, Il est doué d*un esprit merveilleux.