‹ Mémoires de Louis XIV pour l'instruction du Dauphin. D'après les textes originaux avec une étude sur leur composition, des notes et des éclaircissements (volume 2)Chapitre 217 sur 302 · Ibid,, p · texte numérisé non relu

Ibid,, p

3. A, 4« cahier, t Hl. P I&4, t«. II n'y a d'abord que l'électeur de Cologne, comme au Journal (V. p. I5). Unemafn qui ressemble è celle de Louis XIV a ajouté, en trait d'encre noire : « Célecieur de Ma^enee. » Le texte B, fo 34 y* donne tout d'abord les deux électeurs.

4. A, f' 15& v«. La même main écrit le nom de: t JeanFederU, » — V. le Journal, p. 17, qui fait deux personnes de Georges et de Guillaume.

114 MÊMoniËS POUR 1666.

Je fus bien aise aussi d'ôire pris pour arbitre avec la couronne de Suède entre l'électeur deMayence et le Palatin, sur la contestation qu'ils avaient pour le droit de Vilfranc % mais Je ne voulus pas souffrir que sur la diversité de nos avis, l'empereur pût être nommé surarbitre, considérant qu'encore que cela n'eût été fait que par le rencontre particulier {sic) de l'affaire, on aurait pu l'expliquer autrement.

Pour engager l'électeur de Brandebourg à la défense des États de Hollande, je lui envoyai d'abord Dumoulin avec des propositions générales, et depuis môme, voulant traiter la chose plus précisément, j'avais résolu d'y faire passer d'Estrade ^, mon ambassadeur en Hollande, que je fus obligé de contremander par le refus que cet électeur fit de lui donner la main. Mais, quoique la fierté de cet électeur m'eût été fort désagréable, je ne voulus pas qu'elle rompît un traité qui m'était avantageux et qui d'ailleurs était rempli d'assez d'autres diflScultés, car j'avais à combattre dans cette cour et la persuasion de la douairière ^ et la considération du prince d'Orange. Mais à qui se peut vaincre soi-même, il est

1. 6, ^ 35 T*. Les moto: « touchant le droit de Viirranc, » sont ajoutés en interligne. On Ut ceei à la suite: « L'afifaire n*étatt pas facile d'ellemême : car il s'agissait d'un droit fort extraordinaire prétendu par l'électeur palatin, dans les terres mêmes de ses voisins. Mais on prévoyait qu'il pouvait naître encore d'ailleurs quelque difficulté dans le jugement, à cause que les deux parties étant de religion différente , avaient choisi des Juges qui se trouvaient partagés sur ce point. » (V. le Journal, p. 21 et note 1.)

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