RÉFLEXION : SAVOIR SE CONTENIR
faire deux cents corneltes de cavalei^ie dont je ne délivrai pourtant mes commissions que pour six-vingt, depuis que je fus borné à la seule guerre d*Àngleterre. J*avais aussi incorporé deux cents compagnies nouvelles dlnfanterie dans les anciens régiments, afin que, se conformant insensiblement aux autres, le nombre de mes gens s'augmentât sans que la discipline s'affaiblit', car déjà j*élais persuadé que toute l'infanterie française n'avait pas été fort bonne jusqu'ici. Et pour la rendre meilleure, je fis tomber une partie des charges de colonels entre les mains des jeunes gens de ma cour, à qui le désir de me plaire et l'émulation qu'ils avaient l'un pour Tautre pouvaient, ce me semblait, donner plus d'application *.
laires qui sont destinés autant contre l'Espagne que contre l'Angleterre, une idée donnée par le Journal (V. p. 16) exprionée dans les textes A et B, et oubliée par le dernier rédacteur. (A, 9* cahier, 1. 11, f» 260; B, 8* cahier, vers la fin, 1. 11, f« 78.) « J'avais un manifeste tout prêt pour faire connaître au public les droits que la Reine avait sur le Brabant. » A la page du texte B, L<ou1b XIV ajoute de sa main: « ... et sur quelque (tic) autres provinces. • C'est très-certainement son écriture. Une pareille addition n'étonne pas de sa part. — Dans les deux textes, il est questioD, aussitôt après, de levées de bonnes troupes « pour faire valoir me« raisons auprès de ceux qui no les voudraient pas entendre à l'amiable. > Tout ce qui suit, dans notre texte C, est placé plus haut, dans le texte B, 2* cahier, t. Il, Ml et suivants (V. le Journal, p. 19). — Cette phrase, très-claire au manuscrit, est tronquée et inintelligible dans TédiUondelSOe (t. 11, p. 11).
1. Entre cette seconde partie de Talinéa et la première» le texte B donne quelques réformes particulières de la maison militaire du Roi, sur lesquelles on reviendra dans le 10* cahier de notre texte C Le texte B les accompagne de réflexions que nous renvoyons au Supplément des Mémoires de 1666, n« 25.
2. B, f^ 15 v«, on lit, à la suite, une phrase qui a été barrée depuis t « outre que se trouvant en pouvoir de soutenir toute dépense nécessaire pour se faire considérer dans leurs corps, ils seraient plus capables de les
Et pour âtêr aux divers corp$ toute sorte de différends et de jalousie ^ [je réglai premièrement les contestations qui étaient entre eux pour le rang, ce que Ton n'avait encore osé faire et ensuite], je résolus que chacun des régiments d'infanterie aurait vingt-quatre compagnies dans le service pendant que les autres demeureraient dans les garnisons pour en être tirées chacune à leur tour*
J'avais dessein de traiter avec le Brunswick ^ pour ses troupes, en cas qu'elles me fussent nécessaires. Mais i
malntentr dam l'état où ils deTaient èlte. » Le teito B i\|oiite cel alinéa: « Les mêmes raisons me faisaient aussi désirer que les charges subalternes pussent être remplies par des gens de considération : et pour cela non-seulement je me proposai de les choisir désorniais avec tous les soins possibles, mais encore pour faire que ces places fussent plus recherchées, je déclarai publiquement que je ne donnerais plus d'emploi dans la cavalerie qa*à ceux qui auraient servi dans l'Infanterie. »
1. Sous cette phrase de notre texte C, f* 197 v*, qui est one addition en interligne, on lit eelle-oi, qui est au texte B, t. Il, f^ 16 : « pour fair* que tous les corps fussent également avantagés dans le service. • Cette dernière phrase annonçait bien comment tous les régiments d'infanterie devaient alterner dans le service de guerre et dans les garnisons. L'Idée est venue ensuite de dire on mol des « contestations pour le rmng ; » de là la phrase ajoutée en marge [ ] : on a donné alors an autre début à l'alinéa. — Il sera de nouveau question, et avec plus de détail, du règlement de ces contestations, bien plus loin, à la fin du 10* eahier de notre texte C, t. 111, f* 205 v*. C'est là que nous reviendrons gur les réflexions du texte B, f* 16-29i qui s'appliquent à ce grave snjet« i^lles se ferment par une pbra»e qu'on lit déjà dans le texte A, t. Ul, f« 103 V*: « L'expédient qoe je trouvai le plus commode poiir terminer eette affaire, fut d'ôler la différence des titres sur laquelle s'étaient fondées les principales contestations, et de donner à la cavalerie de ma maison la qualité de gendarmes, afin d'être après en liberté de régler entre eux le rang de chaque compagnie, comme je le jugerais à propos. » Ici même, dans noire texte C, f» 197 v«, potir ne pas perdre ce dernier fait, on le jette au bas de la page: « Titre et paye de la gendarmerie à toute la cavalerie de la maison. » (V. le Journal, p. ]6.)