Ce fait manque aussi (V. le Journal, p
98S «fiÉMDmes mua f66«.
parola, et némiiiMk» te rétrttdërent defMiis^ en ma eon* sidératioA.
Cela ne se fit pas néanmoins sans difficulté. Car ^ , sur les premières remontrances que je leur fis faire à cet égard , ils s'efTorcèrent assez longtemps de me payer de paroles générales^ qu'ils ne s'engageraient en aucun parti contre moi, et depuis encore, quand je leur déclarai que je savais rengagement formel qu'ils avaient avec le roi de la Grande-Bretagne pour faire la guerre au roi de Danemark, et que, dans cette occasion, déclarer la guerre à ce prince , c'était la faire à moi-même , ils me dirent que ce n'avait jamais été leur pensée de prendre pnrti contre la France, et que, s'ils s'étaient portés pour le roi d'Angleterre contre les Hollatidais, c'était qu'ib avaient cru que je me rangerais moi-même de ce côtélà , vu l'étroite parenté que j'avais avec ce prince ^
Mais, pendant que je méditais divers moyens pour leur faire changer cette résolution, Tàpreté qu'ils avaient a suivre leur intérêt les fit venir d'eux-mêmes à tout ce que je pouvais souhaiter. Car je leur devais alors ^ cent mille écus d'arrérages de vieilles pensions , lesquelles j'avais exprès différé de leur payer, et, de plus, ils souhaitaient * tirer de moi quelque nouveau secours d'argent
1. 1^ faits solvants sont au 19* cahier da texte A (t 11» f* 335), et 4u teite B (t. U, f* 170). — L'ordre d'exposlUon n'e^t pas le même ; il y a peu de différence, au fond . )e teite C est plus bref, plus expressif (V. le Journal , p. 4 $-49).
3. A et B, il y a de plus ceci : « et sur de certains discours que quelques-uns de mes ambassadeurs avalent tenus touchant ce sujet k des niintstres suédois. • C'est ce qu'on Ht dans le Journal, p. 49.
3. Ce feii particulier n'est signalé dans le texte A qu*à la ûq du 26« cahier (t. UI, f 28). V. le Journal» p. 5S.
4. Ce fait est au 19* cahier^ afnsi que l'ambassade de Conlsmark dont il va être parié (V. le Journal, p. 48).
IL EST DIPFICtU M ^^ASt^HSfl «ES SUÉDOIS. 913
pour }eiir entrefMrise de Bréma, ce qin les fit résoodte a m'envoyer Conbmark eomme ambassadeor extracMrdniiaire, avec ordre de m'offrir leur médiation eii4re moi et le roi d* Angleterre : qui était sans doute s'engager i la neutralité ^ Mais encore y ayait-il quelque cbœe de captieux dans ces offres, parce que la médiation n'était offerte qu'à moi et aux États de Hollande ^ , sans parler du roi de Danemark en faveur duquel je désirais que Ton s'expliquât. L'ambassadeur, tàcbant de me faire passer cette omission comme une chose à laquelle on n'avait fait aucune réflexion, et sur laquelle il n'aviôt nul ordre de me répondre , je l'obligeai de dépêcher en Suède pour en avoir la résolution. Et cependant je sursis de ma part à lui faire réponse sur ses demandes. La réponse vint bientôt après , conforme k mes intentions, en sorte que le roi de Danemark fut absolument exempt de la crainte des Suédois ^. Et alors je leur fis passer les cent mille écus d*anciennes dettes.
1. A et B, on Ht de plaa : • Les accepter pour médiateorB» e*élait du moine 6ter au roi d'Angleterre on eeoours dont juaqu'atora il avait cru te pouvoir aasurer. »
2. A et B, la médiation n'est d'abord offerte qu'au Roi : « L'ambastt^ denr s'expliqua aeset durant notre conférence pour me faire Juger que sen dessein était d'offrir aux £tats de Hollande la médiation que je désirais pour eux. »
S. Ge fsit« qtd est an 19* ealiier du teste A, est répété au 36* (t 111, f^ 19), avec une réflexion peu flatteuse pour les Suédois : « Ils me donnèrent plein pouvoir d'assurer le rot de Danemark qu'ils n'entreprendraient rien sur ses Ëtats. En quoi on ne pouvait pas douter qu'ils ne se fissent une notable violence pour l'amour de moi , parce qu'ouire rengagement «oatralre qu'ils avaient avec l'Angleterre, eeile asfurance qu'ils donnaient de leur part les obligeait k me demander une pareiHe garantie de la part de la couronne danoise : chose qu'ils erojraiêni lort honteuse pour eux, n'estimant pas qu'ils dussent traiter avec taat d'éga-
Mais, à l'égard de la nouvelle demande qu'ils me faisaient, je répondis à Tambassadeur que si Ton voulait conclure le traité qui se négociait entre nous , je consentirais volontiers que Ton y comprit une somme payable comptant, pour le besoin qu'ils en avaient , que l'affaire n'avait reçu jusqu'ici et ne recevrait encore de ma part aucun retardement , et qu'il ne dépendait que d'eux-mêmes de la terminer ^
Cependant^, quelque temps après, craignant que ce refus ne les aigrit, et ne voulant pas épargner une somme médiocre pour les gagner s'il se pouvait, je résolus de leur faire donner encore cent mille écus'. Mais je ne voulus pas leur en donner la nouvelle par la voie de Conismark , quoiqu'il me sollicitât vivement sur ce sujet * , parce que je crus qu'Arnauld ^ , qui négociait en Suède
lité des gem qui leur étaient inférieurs en puissance. » (V. le Journal, pour le fait et la réflexion, p. 59*^0.)
1. Le texte A (An du 2&« eahier, t. III, ^ 20) insiste davantage Sur ces négociations (V. le Supplément aux Mémoires de 1666, n*" 30).
2. C'est au milieu de cette phrase que commence le 10^ cahier de notre texte G; il fait presque suite au 9* dans le t. Ili Mse. (f* 198). Le r* 197 est un fragment de brouillon qui a sa place ailleurs (V. le Supplément aux Mémoires de 1666, n** 27). — Les faits suivants sont dans le 38* cahier du texte A, 1. 111, ^ 92 (Y. le Journal, p. 78-74).
3. A î « ... cent mille écus comptant, à la charge néanmoins de les déduire sur les subsides que Je leur accorderais par le traité général de la ligue qui se devait faire entre nous. • C'est la phrase du Journal (p. Î4).
4. A : « voulant régler cette affaire suivant l'état de celles qui se négociaient vers le Nord, ou même selon le besoin d'argent qu'avait effectivement cette couronne. • C'est aussi la phrase du Journal (p. 73-74).
â. A, f 92 v<', et f 93 r^, à la place du mot: • Arnault, » on lit deux fois: t AndUly,» d'une main qui ressemble beaucoup à celle de Louis XIV. La même main paraît avoir écrit en interligne cette petite phrase : « J^enffoyai aunitôt mes ordres à Andilhf, »