‹ Mémoires de Louis XIV pour l'instruction du Dauphin. D'après les textes originaux avec une étude sur leur composition, des notes et des éclaircissements (volume 2)Chapitre 290 sur 302 · On lit : « Idnay · texte numérisé non relu

On lit : « Idnay

4. Ces faits sont exposés en termes un peu différents et allongés au 15* cahier du texte A (t. Il, ^ 309) et du texte B (t. H, V 140). — Le texte B n'a paa de oorreetions (V. le Journal, p. 42).

t84 Hiioniis fwm 1665.

lui comme avae mi homme capable de diten deneiiM, et je m'étais si bien mis avec lui, qu'aossitôt qu'il eut fait la paix avec les États de Hollande, il m*etivoya offrir ses troupes K De ma part, j'eus quelque peine à me déter* miner sur ce que je devais répondre à ses Offres. Car d'un côté je voyais qu^en les acceptant, non-seulement elles grossissaient mes forces, mais encore elles diminuaient celles des ennemis auxquels sans doute elles se donneraient après mon refus*. Mais d'un autre côté je considérais que j'étais enoore alors chargé de mon ar* moment de mer qui allait à une très-grande dépense, et (ce qui me touchait le plus) il me semblait que c'était dès lors déclarer ouvertement mon dessein et réveiller les soupçons ' de tous ceux qui s'y voulaient opposer.

J'avais^ fait proposer un traité à tous les princes voisins du Rhin , par lequel tous s'obligeaient de joindre leurs forces pour empocher l'empereur de jeter aucunes

1. A et il « n m'olfrit à% ne feuroir einq mille ehe^ax pour n'en servir en tel lieu et telte manière qu'il me plairait. »

2. A et B : « Je ne pourais douter que dès lors que J'aurais reruté son offre, cet gens, 4|«qBe>s il ne poufalt ptos eonlenir la dépense, ne prissent aussitôt parti etiei quetques-nns de mes voisins ou ennemis. Je savais que Castel-Rodrigo, gouverneur des Pays-Bas, ne soutiaitait rien tant que de tes attirer à son serviee , et J'avais même sujet de eroire que l'empereur se porterait aisément à les retenir. • (V. le Journal , p. 42.)

8. A et B : «... les soupçons que toute l'Europe aj%ii d^ de met desseins. »

4. A et B, ibid,, à la suite des faits précédents.— Au 32« cahier du texte A ( t. 111, r« 87) , on lit : « Je sus, vers la fin d'automne, que ta ligue des princes d'Allemagne, dont Je vous al déjà parié, avait enfin été signée. > Il ne s'agit pas là de la ligue négociée par G. de Furstemberg pour Louis XIV, qui en parle dans son Journal au mois de mal (p. 40), mais d'une alliance formée en faveur de la Hollande à propos de TafEUre de Brème (V. le Journal, p^ 42 et p. 81) •

CBÉDCT DU ROI EN ALLEMAGNE. f35

troupes dans les Pays-Bas , cofnme ^ je lear promettais de ma part de ne faire point passer d'armée en Allémagne^ Et déjà le comte Guillaume de Furstemberg * les avait fait convenir du nombre d'hommes que chacun devait armer pour cet effet, moyennant deux millions', sur lesquels j'envoyai seulement cette année quatre cent mille livres pour les levées , en attendant que les affaires s'avançassent d'ailleurs.

Cependant, étant averti ^ que la querelle émue entre l'électeur de Mayence et le Palatin pour ce droit de Yilfrant, dont }e orob vous avoir déjà parlé, s'échauffait de jour en jour, de telle sorte qu'elle pouvait consumer les forces de ces deux princes, j'envoyai vers eux Courtin, l'un des maîtres des requêtes de mon hôtel, pour les remettre en bonne intelligence.

Le marquis de Brandebourg^ semblait alors assez disposé à se joindre avec moi , ainsi qu'il s'en était luimême expliqué à Fun de mes ministres, parce qu'il prétendait retirer le duché de Gueldres sur lequel il avait quelques droits.

Un tbéatin^ demeurait depuis quelque temps à ma

I. Idée omiM dans kt talet airtérienrt, nain non dans le Journal,

S. Ged eat aa 15* «ahler des texiet A et B, à la saHe des offres de révèqae de llanater.

9. A et B : « deux iiilHion« quatre cent raille livres. » V. le Jomtial, p* 40, qui donne : « denx rniHiOfiA elnq cent mille livreii. »

4. Ce fait est à la fin du 24* cahier du texte A (t. III, T 10). V. le Joamal, p. 07.

jk. Voir 8«r ee fiU le Sopplément a»x Mémoires de 1606, n* S, et notre texU C, p. 114 (V. le Journal, p. 8f).

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