‹ Mémoires de Louis XIV pour l'instruction du Dauphin. D'après les textes originaux avec une étude sur leur composition, des notes et des éclaircissements (volume 2)Chapitre 292 sur 302 · A. 33« cahier, l. III. f» 94 (V. le Journal, p · texte numérisé non relu

A. 33« cahier, l. III. f» 94 (V. le Journal, p

2. A, 32* cahier, t. III, 87 : « pour résider de ma part près de Warngel, connétable de Suède, par qui la ligue dea princes d'Allemagne se maniait. » 11 B*agit de la ligue mentionnée à la note 4 de la p. 234 (V. le Journal, p. 81).

8. A : « à Pompone, qui traitait poar moi avec les Suédois, et Tévèque de Bésiers, qui maniait mes affaires en Pologne. » C'est la phrase du Journal, p. 81.

4. A la suite de ces faits, le texte A (fin du 32* cahier et commencement du 33*, t. m, t^ 87-90) donne des réflexions générales sur la nécessité d'être bien Instruits et sur rutilité de Thistoire pour les princes ; on les lira au Supplément aux Mémoires de 1666, n* 22. — Nous croyons devoir placer tout près de ces réflexions un autre ensemble d'idées générales traitant de la nécessité pour le prince de régler sa conduite sur la conjoncture des temps, de n'avoir pas de principes absolus et Invariables. H semble d'autant plus naturel de rapprocher ces deux morceaux, négligés par le rédacteur du texte G, qne le dernier, celui qu'on lira au Supplément aux Mémoires de 1666, n* 23, accompagne, dans 1« texte A, des faits qui sont exposés aussitôt après la mission du comte Guillaume de Furstemberg : il s*agit de la ligue projetée entre quelque» Ëtats du nord de l'Europe et conclue à l'automne (V. note 4 de la p. 224). Le texte G ne mentionne même pas œ projet de ligue qui eA l'occasion des réflexions nouvelles.

EFFET DBS NÉGOCIATIONS ET d'CN COMMERCE SECRET. 237

Mais, quoique je travaillasse ainsi auprès des étrangers pour les mettre, autant qu'il se pouvait, dans mes intérêts, je mettais pourtant ma principale application à augmenter mes propres forces * , comme étant ce qui devait le plus souvent contribuer au succès de mes des-

seins ^,

Il y avait longtemps que je prenais soin d'exercer les troupes de ma maison ^, et ce fut de là que je tirai

1. La même idée au 34« cahier do texte A (t. III» f" 99) : « Je préparais (ce dernier mot paraît être une correction de la main de Loais XIV, au lieu du mot : « disposais • ) insensiblement toutes choses pour commencer cette campagne beaucoup plus tôt qu'on n'avait accoutumé, en cas que les affaires s'y trouvassent d'ailleurs disposées. • Au texte A, après cette phrase, il est encore question d'amas de blés, de farines, de fourrages, de poudre, de boulels, de canons (V. le Journal, p. 82).

2. On peut placer ici quelques phrases du texte A (33* cahier, 1. 111, f* 95) qui se rapportent au projet de la guerre de Flandre, La première est au Journal , p. 81 ; la seconde, p. 77 . Elles viennent au Msc. A , après les « intelligences en Hongrie » : « J'avais plusieurs fois consulté les meilleurs capitaines de mon Ëtat pour résoudre à loisir de quelle façon je me conduirais dans cette entreprise. L'on m'apportait de jour en jour de nouveaux plans des forteresses de la Flandre, et J'avais principalement commandé que l'on m'informai de l'état où était Charleroy. » Ce mot « Charleroy > me paraît écrit de la main de Louis XIV, à la place de « Charnois, » qu'on lit d'abord ici comme au Journal et sur les Feuillets |du Roi (V. p. 9 et p. 77). — Le Msc., avant ces phrases, en donne une autre, qui a été barrée depuis : « J'avais envoyé ClairviUe, savant ingénieur, pour visiter toutes mes frontières, et voir ce qu'il y manquait ou ce qui s'y pouvait faire de mieux, > Le fait est indiqué dans le Journal du Roi, qui parle d'une visite aux côtes et aux fronti^es (V. p. 80). Ici (t. III, ^ 9&), celui qui barre la phrase met en marge : « transpose marine. > On voit en effet qu'il est question des côtes.

3. A, 34* cahier (t. III, f^ 99) : « Je oontinuais à exercer soigneusement les troupes qui étaient auprès de ma personne, afin que, par mon exemple, les autres ebeb particuliers apprissent à prendre le même soin de celles dont Ils avaient le commandement. » Suivent des réflexions sur l'utilité d'exereer les soldats, qu'on lira au Sti^ément aux Mémoires de I666> n" 24 (V. le Journal, p. 16» p. 28, p. 52 et 82).

i$% KÉaaitEf pocm 1666.

presque tous les officiers dea noarelles corapagnki que je levai, «6n qu'ils y porUssent la même discipline â laquelle ils étaient accoutumés, et je remplis les places vacantes d'autres cavaliers choisis dans les vieux corps, ou de quelques jeunes gentilshommes qui ne pouvaient être iostruits en meilleure école ^

Cependant je faisais très-<souvent des revues tant des nouvelles troupes, pour voir si elles étaient complètes, que des anciennes , pour reconnaître si elles n^étaient point affaiblies par les nouvelles levées. Car je ne recommandais rien tant aux capitaines, a qui je délivrais mes commissions, que de prendre tous soldats nouveaux, parce qu'autrement c'eût été grossir le nombre des compagnies el la dépense de leur entretien sans augmenter le nombre des gens de guerre.

MaiSi pour prendre contre ce désordre une plus forte précaution, et faire que mes troupes demeurassent toujours complètes, j'ordonnai^ que Ton ra'envoyit de

!• Pw9 \m ttàl» de «et attnét et pMr FâlhiAa eiihraet, oa reoMDle dMt to t«xU a ]«iqu*âu Moevd «thlev, êh sont domiéa, à e6lé êm teJU qa'oa \k Mi, d'^olret détails «i de» réflexions qu« boim rewrmj^m au SappléMeat aux lléMolm de 16Sa. ■• <&.

2. Ml fiite sulvame uni eoBtigo^ Bon-tenleinral a» te» eakier dm taato A (U \U ^ tm et tulv.) •« du texte 6 (t. \\, S$ e%tiiiv.)t m^ dM» uo texta antérteor I (t. 111, ^ t84-l2&). Cm deux f** i«oléa, d'an tero«4llon prtmttif, eemmana— t at ÉnlteeBt aa nlUea d'une ^rasa. — Nous ne relèveNM que les eanre«tiaiM an addiUoaa inportaDtae daa lexlM X at A ; la texte B ait une tMdle eapla. Dam eei dfven texlea, lealktte daal nom na^a oeeupooe ¥lenae«4 aprè» l'appréciation d'une revna paeeéa par la Boi à Confi^gna : Il tara qneetian de eatta Nvoa un pan plua loin daoe notre texte. -^ Voiei ee qit*ott Itt, eomaie préliminaire, dana lee texte* ▲ et B I « Il y a;«alt baaooaup de troupee que Je ne pouvait pan voir titôt, toit paroa qa'alla» étaient néeewairea à la g^uwla dB> ptiâai,

VIGlUBCt ■UiTAtU BO toi. SS9

mois en moif les rM60 des montres de tous les corps que je payais, quelque éloignés qu'ib pussent être ; et, pour connaître si j'étais en cela fidèlement servi > j'envoyais exprès des gentilshommes de toutes parts pour ^ surprendre et voir inopinément les troupes, ce qui traait

00 ptroe qii*élant trop éloignées, Je n'aurait pu les ftilre approcher sana que leur route eût eoùlé 4e gra«dea •#«»«. Et oeptadâDt je eamprtnais bien combien il serait malaisé de les remettre en l*état où elles devaient être, à motos d'y veiller cootlnuellemeot. Je savais combien aisément les eapitaines et les commlsBalros, ^wk se croyaient hors de la portée do ma vue, pouvaient so rolâebor do lewo devoirs, et eoaUen lour propre intérêt était eapablo de les faire Moowler ensomMo (ce der* nier membre de phrase est une addition, en interligne, au teite A), pour se partager te proftt qnl so poevait tirer aui éip^ùê do omo sorviee. »

1. Le texte X (t IH, t tXê-t2&) eorame«ee au milieu de la pbraso <|ol rond cette Mée: • ... voir nalveoient Tétat où elles (les tronpes) avalent été toAuet Jusqno-là. • Cette plvose eit gardée par les tsites ▲ et B, atnsf que les snivanto* s « Ensnlto de quoi Ils faisaient savoir aux cbek le i^)et pour lequel Us étaient envoyés, les averllMarft do remettre promfH toment les ehoeeo on meilleur ordre ; et, peu do temps après. Ha retournaient sur leurs pas, autant do IWs qu'ils le Jugeaient néeessairo (eo membre Ineident est i\Jouté sur le texto A), pour obeerver si l'on avait profité de loufs avli, • La suHe est mm addition, à la marge du texto X (1, 111, P 134 f*), que les deux teites A al B ont reproduiU : « ... ftOsant entendre aux eommendants que de teasps en tempe ils reprendraient la mêaM route : méthode qui ne pouvait être que l»rt utilo; car les eapltainea, voyant qu'Us élalont observés de près, éUieni obligés à tenir tneesmsamoDt leiMrs eompagniea complètes, et les commissaires n'o«aien| pHis, eemmo auparavant, grossir sor le papier les troupes dont ils fàU soient la revue> ne pouvant douter que la ftmsssté de leur rapport no so déeoovvtt aossMêl après. » Voici la ftn du déveioppement ées Ifoi* textes X, A et B : « Car les geutiMiomsaee dont Je mo servals pour eetto pcebevebe me rendaient, à leur retour, un eompto exact et par écrit de tMt eo qa'Us avaient «n, aAnque je puMo à loisir pourvoir aux choees qui avaient besoin ée mo» autorité. > Le tonê est barré au texte X, sano doute pour êlre éerit de nouvean, à cause des additiOBool niiniboi d»

et les capitaines et les commissaires dans une continuelle obligation de faire leur devoir '.

Mais, afin que ni les uns ni les autres n'eussent plus lieu de s'excuser sur la désertion des soldats^, qui était en effet un mal très-ruineux pour les troupes, je me résolus d'y apporter des remèdes plus effectifs que ceux dont on s'était servi jusque-là; et après * avoir pris l'avis des gens les plus savants, je fis une ordonnance * dont le fruit s'est fait connaître dans la suite du temps.

1. A la suite de ees faits, les tçxtes X, A et B en donnent qaelqaei autres qui sont le témoignage de Tapplication du Roi aux choses de la guerre, avec des réÛexions sur cette application (V. le Supplément aux Mémoires de 1066, n'» 26).

2. Pour ce qui regarde la désertion» le Journal est très-bref (p. 28 et p. 82); on a, outre les textes A et B (A, t. Il, f° 275, au 11» cahier; B, t. Il, f* 93, au 10* cahier), un premier brouillon (t. III, 1^ 197), un second fragment isolé (t. 111, f* 209-210), et un troisième (t. HI, t^ 116-117). — Voici ie début du premier brouillon, qui porte en marge Tindication du 9* cahier; il est à croire que le rédacteur primitif donnait moins d'ampleur aux développements, ou que le même ordre n'a pas été suivi : « D^ lors que Je commençai à lever des troupes. Je compris combien il était important, pour les conserver, d'empêcher les déscnrtions qui non-seulement diminuent le nombre des soldats, mais les accoutument au libertinage, et obligent les chefs à quelque relâchement de discipline pour leurs soldats , dans la crainte qu'ils ne quittent leur compagnie pour aller à un autre corps : mais que cela les consumait souvent en des dépenses inutiles pour équiper des gens qui les abandonnaient aussitôt après. » En marge est indiqué un des effets de lu désertion : • ôter aux soldats le respect qu'ils doivent avoir pour leurs officiers, se persuadant qu'ils les peuvent quitter. • — Le second brouillon, imité par tous les textes suivants, resserre ainsi ce développement : « Considérant combien la liberté de déserter produisait de pertes aux capitaines, d'affiiiblissement dans les troupes et de libertinage chez les soldats, je fis une ample ordonnance... »

3. Cettte idée, gardée dans les textes suivants, paraît pour la première fois au troisième brouillon (t. III, f« 117 v«) comme addition h la marge: « Je consultai sur cette matière ceux que J'estimai les plus capables de m'en donner leur avis. »

4. Le second brouillon (t. III, ^ 209 v«) cherche à en marquer les

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