NAISSANCES ILLÉGITIMES. GUI
Boi poar tfoir eu de la Joie de la naîssaiice da mieD. Croies je vous prie que irons nobliges pas i ingrat et qnil ny a personne qni vous désire plus de bonbenr qne moi nj qni sooettret plus vous poa-> voir servir qne je lais. «
L'enfant ne vécut pas. C'est le 2 août 1674 que naKra Philippe % le futur régent, sur lequel le Dauphin a un avantage de treize années. La mort enfin fait halte au seuil de la maison royale que de longtemps elle ne franchira plus. Avec quelle effrayante rapidité elle a comblé les intervalles qui séparaient ces deux naissances! On comprend combien, en présence de tant de deuils d'enfants, la vie du Dauphin était précieuse, et de quelle sollicitude Louis XIV devait entourer, comme père et comme roi, ce frêle rejeton de sa race.
Les rois de France, mariés dans l'éclat de la jeunesse, auxquels la mort a le plus enlevé d'enlants légitimes en bas âge, François I<^, Louis XIV, ont partagé leurs faveurs entre leurs épouses et des maîtresses qui ont eu aussi leurs lignées demi-royales. Les reines, se sentant délaissées, perdent de bonne heure leurs grâces naturelles, et la force et la gaieté; la branche légitime s'appauvrit de toute la sève portée à d'autres amours , et les pauvres enfants qui ne sont pas le fruit de l'adultère naissent chétifs et meurent vite : c'est le résultat physiologique, autant que l'expiation providentielle, de la conduite coupable de leurs pères.
Pour Louis XIV, on peut compter simultanément les naissances de bâtards, et les naissances d'enfants légi-
I. V. U généalogie de la maison d'Orléans, en tête de la nonvelle éditioD dn Journal du nuirquiê de Dangeau ( Firmin Dfdot).