‹ Mémoires de Louis XIV pour l'instruction du Dauphin. D'après les textes originaux avec une étude sur leur composition, des notes et des éclaircissements (volume 2)Chapitre 87 sur 302 · On lit : « je sait · texte numérisé non relu

On lit : « je sait

CXXXVIII nE LA COMPOSITION DES MEMOIRES.

Mais le jeune prince pendant quelque temps n'est pas en état dé travailler sous son nouveau maître. Il est afTaibK par une fièvre tierce, puis double-tierce, qui le tient au lit tout le mois de septembre ; maladie légère, mais opiniâtre , et qui dura longtemps , selon l'expression de Huet, nommé récemment sous-précepteur'. II n*y avait qtiè ceux qui rapprochaient qui en prenaient souci. Môme autour de Colbert, on ne le croyait pas très-malade, puisque le ministre recevait cette lettre de M. de Saumery, intendant des chasses royales : «A Chambor, ce 11 septembre 1670. C'est avec bien de la joie, monsieur, que j'apprends par celle que vous m'avez fait l'honneur de m'écrire que monseigneur le Dauphin se porte de mieux en mieux, et que le Roi persiste -toujours dans le dessein de vouloir venir ici où Sa Majesté trouvera plus de cinq cents faisans*.» Quelques semaines après, il allait en effet mieux ; Louis XIV écrit de Saint-Germain au duc d'Enghien, le 5 octobre* : «Je suis persuadé de voire joie pour la santé de mon fils le Dauphin. » Le Roi peut donc aller faire la chasse au faisan; il emmène à Ohambord, comme il a fait déjà deux ans de suite à l'automne, toutes les dames de sa cour. Mais Huet a raison, le mal est tenace.

N° 25. — « A Chambor, ce 19® octobre 1670 *.

« La fièvre de mon fils me fait partir pour retourner à Saint- Germain plus tôt que je ne croyais. Il commence à faire trop froid

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