‹ Mémoires de Louis XIV pour l'instruction du Dauphin. D'après les textes originaux avec une étude sur leur composition, des notes et des éclaircissementsChapitre 126 sur 280 · Au Journal, p · texte numérisé non relu

Au Journal, p

5. V. le Journal, un peu plus haut (p. 188) : « J*étais bien informé que les états de Hollande, quoique mes alliés et tout nouvellement obligés do la protection que je leur avais donnée contre l'Angleterre, ne laissaient pas de cabaler en secret contre moi et voulaient unir à leur ligue l'Angleterre» la SuèdC; et plusieurs princes d'Allemagne. »

vaillaient pourtant à former contre moi une ligue de toute l'Europe.

Ainsi je crus qu'il serait bon de lui envoyer Ruvigny ^ pour faire ou qu'il se déclarât en ma faveur, ou que du moins il demeurât neutre , comme il semblait naturellement devoir faire, vu les fâcheuses nouveautés qui renaissaient à toute heure dans son État ^.

Car il venait encore tout nouvellement d'être forcé à bannir son chancelier' de ses conseils. Et bien qu'il fût vrai que ce ministre, pour avoir voulu prendre trop d'élévation, se fût de lui-même attiré beaucoup d'envie, il y a^ pourtant lieu de penser que la mauvaise volonté des Anglais ne se bornait pas tout à fait à sa personne, puisque ni son entière dépossession, ni son exil volontaire ne furent pas suffisants pour les contenter, mais qu'ils voulurent lui faire son procès sur des crimes qui semblaient lui être communs avec son maître.

D'un si notable événement^, les ministres^ des rois peuvent apprendre à modérer leur ambition, parce que plus ils s'élèvent au-dessus de leur sphère, plus ils sont en péril de tomber. Mais les rois peuvent apprendre aussi à ne pas laisser trop agrandir leurs créatures, parce

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