‹ Mémoires de Louis XIV pour l'instruction du Dauphin. D'après les textes originaux avec une étude sur leur composition, des notes et des éclaircissementsChapitre 189 sur 280 · PelUison : «... par le rang d'où Je les prenais · texte numérisé non relu

PelUison : «... par le rang d'où Je les prenais

hautes espéraitt^es que celles que je leur voudrais donner' : précaution tellement nécessaire qu^avec cela même le monde fut encore assez longtemps sans me pouvoir bien connaître*

Beaucoup de gens se persuadaient que dans peu de temps quelqu'un de ceux qui m'approchaient s'emparerait de mon esprit et de mes affaires. La plupart considéraient l'assiduité de mon travail comme une chaleur qui devait bientôt se ralentir, et ceux qui voulaient en juger plus favorablement attendaient à se déterminer par la suite.

Mais le temps enfin leur fit voir ce qu'ils en devaient croire ^, car on me vit toujours marcher constamment dans la même route', vouloir être informé de tout ce qui se faisait, écouter^ les prières et les plaintes de mes moindres sujets, savoir^ le nombre de mes troupes et l'état de mes places^, traiter immédiatement avec les ministres étrangers, recevoir^ les dépêches, faire moi-

1. PelIlBson ajoute : « ce qui est diffleile aux gens d*ane grande naissance. »

2 Pellitson (Msc, p. 149). « Et c'est ici la dixième année que je marche, comme il me semble, assez constamment dans la même route. » Lee mots : « c'est ici la dixième année » sont soulignés pour être effacés. L'édition de 1806 les a gardés en les soulignant (p. 37). — Ils nous donnent la date de la révision de ces pages ; dix ans après la mort de Maxarin nous portent à 1671.

3. Pellisson ajoute : « ne relâchant rien de mon application. »

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