‹ Mémoires de LouvetChapitre 10 sur 109 · XX INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XX INTRODUCTION

officiers jaloax d'une attribution souveraine osent accepter, recherchent même peut-être avec ardeur dans les dépouilles du premier parlement du royaume les moyens de se venger des mortifications que leur conduite a quelquefois nécessités de la part de ce sénat respectable, pour nous. Monseigneur, fidèles à nos serments, attachés sincèrement au premier tribunal du monde, nous osons croire qu'il est de notre honneur de cesser avec luy.

Nous sommes etc.

En tête on lit : Ex libris dominae de La Barmondiere, canonicae; {^ 7 v«, ex libris Bottu de la BarmondOre^ signature autographe ; à la fin, sur le plat de la couverture : ce volume manuscrit de F histoire du Beaujolois et de la Dombe appartient à madame de La Barmondière, chanoinesse; sur le plat supérieur, d'une écriture du xix« siècle : par Pierre Louvet, docteur médecin.

Il existe certainement d'autres copies du travail de Louvet, les unes sont restées inconnues, communication des autres a été refusée, sur cette raison commerciale que la publication pouvait enlever de leur valeur aux manuscrits, aussi ne saurait-on trop remercier ceux dont la bienveillance éclairée a permis de mener à bien cette édition de l'œuvre du vieil historien du Beaujolais.

Des textes collationnés il résulte que, moins les preuves, moins le titre, le livre de Louvet est complet avec sa circulaire « à

Messieurs du clergé »,ladédicaceàla Grande Mademoiselle,

le plan et les six parties qui composent l'histoire du Beaujolais et de la Bombes, auxquelles il convient d'ajouter ces Mémoires contenans ce quil y a de plus retnarquable dans Villefranche, capitale du Beaujolois, dont son labeur a tout au moins fourni le fonds. Que Tordre des chapitres soit interverti dans quelques manuscrits, que plusieurs chapitres même soient groupés pour en constituer un seul, l'œuvre du bonhomme Louvet n'en reste pas moins intacte et les additions faites par la vanité ou Tin-

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formation naïve ou érudite se détachent toujours assez nettement pour qu'il n'y ait erreur ni sur l'œuvre ni sur l'auteur.

En entreprenant une édition de l'Histoire du Beaujolais et de Dombcs de Louvet, on pouvait se demander s'il convenait de se livrer au travail en somme aujourd'hui facile d'une annotation critique.

C'était, il est vrai, mettre en relief à bon compte le rôle des éditeurs, la gentillesse de leur esprit, comme on eût dit autrefois, et la sûreté de leur information que de relever les erreurs du bon Louvet, parfois grosses, comme dans sa description des rivières.

De parti pris, M. Léon Galle et moi nous sommes abstenus de notes, non par crainte de tomber dans le travers trop commun si agréablement raillé dans Le chef-d'œuvre (ïun inconnu, mais parce que, entre un travail grossi de notre chef, qui nous eût peut-être fait plus d'honneur, et un livre dressant, en quelque sorte, le bilan des connaissances historiques sur le Beaujolais avant la Révolution, nous n'avons point cru devoir hésiter. De là le titre donné à ces deux volumes qui seront suivis, à brève échéance, d'un troisième contenant les mémoires de Guillaume TroUieur de La Vaupierre, et, si la critique ne nous est pas trop dure, d'un recueil de pièces justificatives qui rectifieront les textes donnés ou cités par Louvet et ceux qui l'ont suivi, et pourront remplacer en partie les preuves réputées perdues.

Georges Guigue.

Lyon, le 8 novembre 1902.

Hùt. du Beaujolais, I. ))

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