‹ Mémoires de LouvetChapitre 17 sur 109 · XXXIV PIERRE LOUVET · texte numérisé non relu

XXXIV PIERRE LOUVET

d'un précieux secours pour suppléer à l'insuffisance des documents, h sincérité même avec laquelle le médecin de Beauvais a transcrit les qualifications, sans les traduire ni les interpréter, assure à son témoignage une autorité dont beaucoup de travaux ultérieurs sont dépourvus.

« Cette liste reproduit textuellement les noms inscrits aux Annales, dans la langue de l'original, c'est-à-dire qu'elle est entremêlée de latin, de roman et de français, système éclectique, plus favorable à l'exactitude que les traductions, aisément arbitraires ou erronées, généralement adoptées dans la suite *. »

Louvet avait puisé de nombreuses notes dans les archives de Toulouse. Vingt ans plus tard, il offrait aux capitouls un volume sur l'histoire de la ville, qui ne fut pas imprimé ; déposé aux archives, il a été perdu depuis ^.

1. Roschach : Les Listes municipales de Toulouse du XII^ au KVIÏÏ^ siècle. Mémoires de V Académie des scieuces, inscriptions et belles-lettres de Toulouse, 8« série, t. VII, 1885.)

2. « En 1678, le dcKteur Pierre Louvet, de Beauvais, qui, vingt ans auparavant, avait été chargé de divers travaux de classement et de catalogue aux Archives de la ville, présenta aux Capitouls un manuscrit dont il était l'auteur, en les priant « d'agréer que cet ouvrage fût mis sous la presse. » C'était un résumé chronologique des huit premiers livres de l'Histoire, dont il avait recueilli les matériaux pendant son séjour aux Archives.

« Pierre de Gilcle, chef du Consistoire, soumit cette proposition au Conseil des Seize, le 24 novembre, et fit observer à l'assemblée que ses collègues et lui n'avaient pas cru devoir permettre l'impression de ce manuscrit « pour diverses considérations », et jugeaient au contraire important de le retirer des mains de l'auteur, ce recueil pouvant être très nécessaire à la Ville dans le cas où l'un des livres de l'Histoire viendrait à s'égarer.

« Le Conseil décida que l'ouvrage serait conservé à l'Hôtel de Ville et accorda à Louvet une gratification de 150 livres (BB. 40, p. 246). Le recueil fut déposé aux Archives d'où il a disparu. Le mandat de payement du 10 décembre 1678 porte expressément que le manuscrit, contenant en abrégé un recueil de tous les huit livres de l'Histoire et Annales de l'Hôtel de Ville, a été délivré aux Capitouls et par eux remis aux Archives (CC. 1450).

« Les « diverses considérations » invoquées par les Capitouls pour laisser inédite la compilation de Pierre Louvet tenaient peut-être à la crainte d'indiscrétions dangereuses ; maft il est probable que le projet déjà formé de donner au public le grand ouvrage préparé par Lafaille à l'aide des documents de l'Hôtel de Ville, fut la cause déterminante du refus. » (Roschach, Invent.)

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