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I. T, C : du

HISTOIRE DU BEAUJOtAIS 365

sent, il prend ^o livres sur la portion seulement dudit seigneur de Sarron.

Il y a une chapelle sous le vocable de Notre-Dame de Liesse.

Dénombrement, du 25 février 1551, par noble Girard de Semur, pour le château de L'Aubépin et avec la justice moyenne et basse qu'il disait avoir au village de Saint-Just.

Le château de Combros est en cette paroisse. Voyez le paragraphe 88.

Vin. Sainte-Colombe, 95* paroisse. — Du diocèse de Lyon, de la nomination du seigneur abbé d'Ainay, bon pays à blé, sur les confins de Beaujolais et de Forez, c'est-à-dire moitié de l'un, moitié de l'autre, néanmoins le clocher est en Beaujolais. Le dîme appartient à l'abbé d'Ainay à la valeur de 250 livres ou peu plus, sur quoi le curé prend 50 ou 60 livres, pour partie de sa portion congrue ; la plus grande partie de la paroisse qui est de Forez est de la justice du roi et de la châtellenie de Néronde; ce qui est de Beaujolais appartient, en toute justice, au seigneur de Sainte-Colombe, dont la maison, la paroisse et le château qui n'est guère éloigné du bourg portent le même nom; dans la paroisse, il y a deux églises, l'une dédiée à sainte Colombe, et Tautre à saint Julien, où est le tombeau élevé desdits seigneurs qui seuls portent le nom de Sainte-Colombe et qui ont donné des comtes à Saint-Jean de Lyon. Ils ont leurs moulins banaux, comme appert par les arrêts obtenus de la cour de parlement. Ils possèdent comme j'ai dit et ont possédé sans aucun trouble, depuis plus de 400 ans, la justice haute, moyenne et basse, comme appert par les fiefs rendus tant aux rois qu'aux barons de Beaujeu ; sous Antoine, seigneur de Beaujeu, Philippe de Sainte-Colombe était son maître d'hôtel. Le seigneur de Ressis y a encore justice en presque autant d'étendue que le seigneur de Sainte-Colombe mais non pas en nombre de feux.

Il y a dans le trésor de Villefranche deux dénombrements : l'un du 3 et l'autre du 8 mars 1539. Celui-ci par Etienne de Sainte-Colombe, écuyer, pour sa maison forte de Sainte-Colombe, où il disait avoir toute justice haute, moyenne et basse, cens, rentes, servis et autres droits seigneuriaux, l'autre est par George de Sainte- Colombe, écuyer, seigneur de Villette, pour le château de Villette, assis au comté de Forez, et pour les cens et servis et rentes qui lui appartenaient au pays de Beaujolais dans le mandement de Joux.

in. — Girard de Sainte-Colombe, écuyer, seigneur dudit lieu, se maria avec Jeanne du Gros, fille d'Alegret du Gros, écuyer, seigneur de Curèze, de l'autorité de son père Guillard qui lui donna son château et maison forte de Sainte-Golombe avec tous ses droits, émoluments, rentes, directes et dépendances avec toute justice haute, moyenne et basse, mère et mixte impère, l'an 1390, en présence de très haute et très illustre princesse Anne, dauphine, duchesse de Bourbon, jà comtesse de Forez, dans son château de Clepé en Forez, laquelle princesse donna, à Jeanne du Gros, deux cents livres de rente annuelle, par sondit contrat de mariage duquel ne sortit point d'enfants.

Josserand de Sainte-Golombe, écuyer, seigneur dudit lieu, eut trois femmes : la première était Marguerite de Poliergues, de laquelle il n'eut point d'enfants ; la seconde, Jeanne de Biguette, qui lui en procréa deux, Jean et Antoine; la troisième était Gine de Laye, sans enfants. Par son testament, il fit ses deux enfants du second lit ses héritiers et donna à Jean la seigneurie de Saint-Priest-la-Roche, et à Antoine, la seigneurie et château fort de Sainte-Golombe et la seigneurie de Bury ; Jean se maria et mourut sans enfants mâles.

IV. — Antoine de Sainte-Golombe, écuyer, seigneur dudit lieu et de La Bury, ainsi que ses prédécesseurs, se maria avec Guiote de Lorgue, fille de puissant seigneur M. Louis de Lorgue, seigneur de L'Aubépin et de Villars, et de Jeanne du Gros, l'an 1443, et eut cinq fils et une fille : I", Artaud; 2% Louis; 3% Antoine; 4% Georges; 5*=, Julien; 6% Colombe, fille; il rendit le fief et hommage à Pierre de Bourbon, comte de Glermont et de La Marche, seigneur de Beaujeu, de tous ses biens nobles et droits seigneuriaux et premièrement de son château fort de Sainte-Golombe et de la justice haute, moyenne et basse dépendant dudit Sainte-Golombe, et fut le dénombrement mis et enregistré à Villefranche, en la chambre des comptes, le 12 mars 1477, signé Gayand.

Arthaud se maria avec Françoise d'Albon et mourut sans enfants, au château de Monaster, chez sa sœur Golomba.

George fut chevalier de Rhodes, comme appert de la lettre qu'il écrivit à ses frères, datée du 17 juillet 1500, et par le traité qu'il fit avec ses frères pour sa pension annuelle et fut après commandeur de Salins, en Franche-Gomté.

Vente &ite, par les commissaires de M. le Duc, le i6 janvier 1604 *, à Rolin de Sainte-Colombe de Semur, écuyer, seigneur de Laubespin, des cens, servis, droits de justice et autres droits seigneuriaux appartenant à S. A. R., en et sur une partie de la paroisse de Fourneaux, du côté du midi et du soir, divisée, le même jour, entre ledit seigneur de Sainte-Colombe et Pierre de Sarron, écuyer, seigneur des Forges, acquéreur d'une autre partie dudit bourg et paroisse de Fourneaux, ainsi que ladite paroisse se comporte, ensemble des cens et servis dus sur les fonds de La Grange, assise en la paroisse de Chirassimont, à la réserve, etc., avec la vente de l'autre moitié audit seigneur de Sarron.

XI. ThîT^y 98* paroisse. — Du diocèse de Mâcon, se doit considérer en sa ville et en son bourg ; la ville est située sur une haute montagne qui a été autrefois une des places fortes du royaume, consistant seulement en un grand château, dans l'enclos duquel il y avait plus de deux cents maisons, lequel château avait été plusieurs fois assiégé mais en vain, sans jamais avoir pu être pris. On croit qu'il fut bâti par les seigneurs de Beaujeu, et démoli par les ordres du roi, à la sollicitation des habitants de Lyon, pour l'incommodité que la garnison dudit lieu qui était de cavalerie et d'infenterie portait aux passants sur le grand chemin de Paris à Lyon, de même que celui de Fronsac en Guyenne, amenant dans la place toutes les charrettes, chariots et mulets qui passaient sans passe-port du gouverneur. Il ne reste rien aujourd'hui de la place que le donjon, qui est encore démoli, et qui, dans ses ruines, embellit la ville pour ce qu'on y a planté des arbres qui font une espèce de labyrinthe, donnant une agréable fraîcheur à ceux qui s'y vont promener l'été, d'où ils découvrent de loin une belle plaine fertile en blé ; au milieu de ce haut tertre ou cavalier, parlant en terme de garnison, il y avait une citerne dont le ciment est aussi bon que s'il venait d'être fait et peut tenir quatre mille muids d'eau.

Là proche, est une des paroisses de la ville qui n'est pourtant qu'une annexe du prieuré qui est au bourg, et le curé, quoique archiprêtre de Beaujeu, est de la collation du prieur du bourg ; sa maison presbytérale ressent bien l'honneur d'une ville si ancienne, il est magnifiquement

Charles de Bourbonnais et d'Auvergne, comte de Clermont, de Forez, de Montpensier et de La Marche, baron de Beaujolais, pair, chambrier et connétable de France, qui, de son bon gré et volonté, vendit, céda, réunit et transporta, à perpétuité, à noble et puissant seigneur messire Philibert de Beaujeu, chevalier, seigneur de Lignières et d'Amplepuis, présent, stipulant et acceptant pour lui et les siens et pour le prix et somme de onze mille deux cents livres tournois dont ledit seigneur de Lignières bailla et délivra, loyalement ' et de fait, la somme de dix ' mille livres tournois et le surplus montant ledit seigneur duc confessa l'avoir reçu dudit seigneur de Lignières dont il était très content, c'est à savoir le châtel et châtellenie, terre et seigneurie de Thisy ; audit pays de Beaujolais, avec ses appartenances et dépendances quelconques, soit justice haute, moyenne et basse, mère, mixte, impère, et juridiction, droit de bailliage et juge ordinaire, greffes, sceaux, pies causes, hommes et femmes, et tout ce qui en dépend, cens, rentes, garennes, guérets, forêts, eaux, étangs, moulins, dîmes, percières % prés, pâturages, terres, noms, raisons et actions et tous autres droits et appartenances quelconques, sans aucune chose réserver ni retenir par ledit seigneur le duc, fors et excepté le fief et ressort devant le juge d'appeaux de Beaujolais, lequel juge d'appeaux sera, par ledit seigneur duc, constitué et ordonné dudit lieu de Thizy, tant que demeurera seigneur, ledit seigneur de Lignières et les siens, de la terre et seigneurie de Thizy, pour connaître des causes d'appel provenant à cause et moyen de ladite terre de Thizy seulement, sans autre chose déroger, au siège de Villefranche, où se tient le siège du juge d'appeaux, etc. A quoi a été présente et personnellement établie très haute et très puissante princesse. M"' Anne de France, duchesse de Bourbonnais et d'Auvergne, usufruitière de ladite baronnie de Beaujolais et châtellenie de Thizy, laquelle, de son gré, a alloué, agréé et approuvé et consenti ladite vendition, en tant que lui touche, etc. ; à la charge que la capitainerie dudit Thizy demeurerait et appartiendrait à Jacques d'Availlé, fils du seigneur d'Availlé, et audit seigneur d'Availlé, auquel ladite dame l'avait donnée et au survivant d'eux à quelque main que ladite seigneurie revint pour en jouir par ledit survivant d'eux aux gages et

I. T : loyaument. — 2. L, T, C, B : six. — 3. L, T, C : pasciers; G, B, J : par- :iers.

Et, comme elle a diminué de sa châtellenie en ce que plusieurs places [ont été vendues], tant par les seigneurs de Bourbon et de Beaujeu que par les seigneurs d'Amplepuis et de Rébé, elle est aujourd'hui réduite aux paroisses de Thizy, Marnant, Saint-Victor et Combres, qui appartiennent au même seigneur et, comme le premier châtelain de

Thizy a été M* Antoine Gacier, celui qui l'est aujourd'hui est

du Creux, avocat en parlement, sieur de

Dans cette paroisse, il y a deux fiefs : Trazettes et La Forest ; pour celui de Trazettes, il y a un dénombrement du 12 mars 1539, par François et Bonaventure de Loyzey, frères, écuyers, pour le château et maison forte de Trazettes.

Pour celui de Laforest, il y a un dénombrement du 15 mars 1539, par Jean Namy, qui reconnaît tenir noblement, avec damoiselle Philiberte Demas, sa belle-sœur, veuve de Antoine Namy, la maison appelée La Forests, située en la paroisse de Thizy, avec les appartenances et dépendances et rentes qu'il avait droit de lever en plusieurs paroisses.

Il y a un autre dénombrement baillé, par Pierre de Varennes, écuyer, seigneur de Rapetou, au pays de Lyonnais, pour les cens, rentes et servis qui lui étaient dus en la châtellenie et mandement de Thizy, pour lesquels ses prédécesseurs avaient fait les foi et hommage aux ducs de Bourbonnais, seigneurs de Beaujolais, du 10 mars 1539.

Xn. Lt Bourg'de-Thizyy 99* paroisse. — Compris au département des tailles, au rôle de 99, est au delà de la ville, dans la plaine, éloigné de la ville où est le château de deux portées de mousquet, est un prieuré dépendant de Cluny, où il y a des moines, et du même diocèse de Mâcon que Thizy. Le prieur, qui est M. de Vaurion, est collateur des cures dudit bourg et de Marnant et décimateur.

Xin. Marnanty 100* paroisse. — Du diocèse de Mâcon, â demi-lieue de Thizy et des aliénations dudit Thizy, pays bon à blé, la collation de la cure au prieur du bourg du même Thizy qui en perçoit les dîmes, comme curé primitif.

XTV. Mardore, 10 1*^ paroisse. — Du diocèse de Mâcon et de la collation du chapitre de Saint- Vincent dudit lieu, qui y dîme pour les trois quarts, et le sieur Courcenay, pour la quatrième partie.

d'Arcis, seigneur de Coutouvre. La justice de Boyé, au seigiK de Bech et de Ressins, avec une partie des dîmes, une autre panie) moines de Charlieu, et le surplus aux seigneurs de Jarnosse n Ressins.

XXVIl. Arcingt et Encoche, 115' paroisse, — Sous un même n que la précédente paroisse, du diocèse de Màcon et de la préstnuà du prieur de Charlieu, sans dimes, le décimaieur universel est le ci dudit lieit.

Appartient, en toute justice, au seigneur comte de ChautTailles •] est encore seigneur de Cours et de la partie de Balmont dans Beaujolais.

Les justices d'Arcinges et d'Escoche sont unies et ont méoi

i.J ; i. — 2.L, T, C,J : Sauie>-.

officiers, et les audiences se tiennent ordinairement au lieu d'Arcinges.

Dénombrement, du 19 mai 1540, par Jean de Saint-Aulaire, chevalier, pour le château d'Arcinges, où il disait avoir haute, moyenne et basse justice; autre, du 4 avril 1551, par noble Jean de Mance ^ pour le même.

Dénombrement, du 14 mars 1539, par Pierre Gacier, pour son tènement de Chevignon et pour la seigneurie de Rousselière *, assise à Quincié, etc.

Dénombrement, du 23 juillet 1601, par Jacques de Chalettes, pour le mas de Dallon consistant en une maison appelée de Cholet et assise près le Bourg-de-Thizy.

I. L, T, C : d'Amanzé; B : avait primitivement de Mance, on a corrigé Amanzé. — 2. L, C, B : La Roussellière; T : La Roussillière ; J : La Rouselière.

Ferreux avant qu'il parvint à ladite seigneurie de Beaujeu, et, même après sa démission en faveur de Louis de Bourbon, il resta et mourut seigneur de Ferreux.

Après la mort duquel ladite châtellenie retourna au trône d'où elle était sortie, jusqu'à ce qu'elle fût vendue avec tout son mandement, le dernier octobre 1537, par M. le cardinal deTournon, ayant pouvoir du roi à messire Fhilibert de Beaujeu, baron, seigneur de Lignières, et à dame Catherine d'Amboise, son épouse, laquelle s'étant remariée dans la maison de Nevers, M. de Montpensier fit offre à Jacques de Clèves, duc de Nevers, de lui rembourser tant le sort principal que les loyaux coûts, frais et mises de la vendition de la terre et seigneurie de Ferreux, à quoi n'ayant voulu consentir il y eut une sentence rendue aux requêtes du Falais, le 27 juin 1564, par laquelle les offres de M. le Duc furent déclarées recevables et ledit duc de Nevers condamné de délaisser, audit duc, par droit de retrait perpétuel, ladite terre et seigneurie de Ferreux, avec ses appartenances et dépendances, lequel fut mis en possession le 14' octobre 1564.

Il y a un capitaine pourvu par Mademoiselle et ne reste aujourd'hui de ladite châtellenie à (Mademoiselle que Ferreux et Fouilly, le reste ayant été aliéné, savoir : Fradines, à un seigneur de la ipaison de Lestoux ; Coutouvre, à un autre de la maison d'Arcy ; Nandax, au seigneur de Resseins, trésorier de France; Voulgy, au seigneur dudit lieu de la maison de Levi ; Farigny et Saint-Cire, au seigneur comte d'Ailly, de la maison d'Arcy; Saint- Vincent, au seigneur dudit lieu de la maison du Bec ; Aiguilly, au seigneur dudit lieu de la maison de Digoine.

Il y a lettres patentes du roi pour l'établissement d'un marché au jour de jeudi de chaque semaine, en la ville de Ferreux, outre les deux foires qui y sont établies par chacun an, au mois d'août 15 81.

Dénombrement, du 11' mars 1539, par Etienne de Rux, écuyer, pour le fief de Sorbue ou Cerbue', assis au mandement de Ferreux, consistant en une maison forte, domaine, cens, rentes, dîmes, prés, terres, bois, colombiers, rivières, moulins, étangs; autre, du 3 mai 1601, par Jean Dubost, écuyer, pour ladite maison, appartenances et dépendances.

I. L, T, C ; 24. — 2. J : Dénombrement du mois de mars. — 3. L, T, C : Cherbue.

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