Dans le parterre du Nord du parc de Versailles
2. « Charles Perrault, dans le premier volume manuscrit des œuvres de son frère, dit page i56, que Claude Perrault avait donné des desseins pour ce bosquet (de l'arc de triomphe) qui surpassaient en magnificence celui dont nous venons de parler. Non seulement nous douions de ce qu'il avance, mais nous ne les trouvons point dans le deuxième volume des œuvres de cet auteur, où Charles Perrault les avait indiquées. » (J.-F. Blondel, Architecture française, t. IV, p. io4, note r.)
3. « Les personnes qui seront curieuses de prendre l'idée de ce qu'originairement on appelait le château de Versailles peuvent avoir recours à un petit plan, inséré dans la description sommaire de ce château, que Félibien donna en 167 1, et dans plusieurs vues qui ont été gravées par Pérelle. Ils en trouveront encore les plans dans le premier volume manuscrit de Perrault, qui se voit au dépôt des tableaux du Roi, à la surintendance des bâtiments, à Versailles ; où l'on trouve, page 43 et suivantes, non seulement ce que Versailles était du temps de cet architecte, mais encore les projets qu'il avait donnés pour en embellir la façade, et rendre, dit-il, plus commode l'intérieur du château. » (Jacques-François Blondel, Architecture française, t. IV (i756), P- 94-)
MEMOIRES DE MA VIE ii3
il se douta du dessein, et dit d'un ton fort et qui paroissoit ému de colère : « Faites ce qu'il vous plaira, mais, si vous l'abattez, je le ferai rebâtir tel qu'il est et sans y rien changer. » Ces paroles rafermirent tout le château et rendirent ses fondemens inébranlables ^
I. Claude Perrault, entre autres projets, en avait fait pour la chapelle du château.
« Longtemps avant que cet architecte (Hardouin Mansard) eût entrepris la construction de cette chapelle (de Versailles), plusieurs autres avaient été chargés de donner des projets ; Claude Perrault même avait reçu ordre d'en composer pour la décoration intérieure de l'ancienne chapelle érigée lors des premiers bâtiments de Versailles, du temps de Louis XIII. On voit les desseins qu'il avait faits à ce sujet, dans le premier volume manuscrit de ses œuvres, page i55 ; mais il paraît que le plan et la disposition de l'ancien bâtiment ne lui avaient pas sans doute permis d'imaginer rien qui fût digne de la magnificence de Louis XIV ; ce qui en suspendit l'exécution et détermina dans la suite à changer cette chapelle de lieu, et à la construire à neuf. En effet, on ne remarque guère, dans les desseins qui nous restent de Perrault, que l'assemblage assez mal assorti de moyennes niches et de grandes arcades ; on y voit des médaillons d'une proportion outrée, de petites parties, et des ornements, la plupart chétifs. Tant il est vrai que, quelque habile que soit l'artiste, encore est-il nécessaire, pour que ses productions aient un certain mérite, qu'il ne soit point contraint dans ses idées, et qu'il puisse être l'auteur de l'ouvrage entier. » (Jacques-François Blondel, Architecture française, t. IV (1756), p. 142.)