‹ Mémoires de Martin et Guillaume du Bellay; (volume 3)Chapitre 38 sur 223 · Antoine Duprat, sieur de Nantouillet, né à Issoire en · texte numérisé non relu

Antoine Duprat, sieur de Nantouillet, né à Issoire en

la cour de Parlement de Paris, son chancelier*, parce que au decez du roy Louis il n'y avoit qu'un garde des sceaulx nommé maistre Estienne Poncher, evesque de Paris et depuis archévesque de Sens^. Puis après, feit le duc de Bourbon son connestable^, le comte de Vendosme gouverneur de l'Isle de France*, monsieur de Lautrec gouverneur de Guienne^, le seigneur de la Palisse, qui estoit grand maistre, le feit mareschal de France, et monsieur de Boisy^, qui avoit esté son gouverneur en

1464, mort le 9 juillet 1535. Voir le marquis Duprat, Vie d'Antoine Duprat, Paris, 1854, in-8°.

1. Les lettres de provision de l'office de chancelier en faveur de Duprat sont du 7 janvier. Voir les Ordonnances des rois de France. Règne de François P^ , Paris, 1902, in-4°, t. I, n° 4. La charge était vacante depuis la mort de Jean de Ganay (1512)^.

2. Etienne de Poncher, né à Tours en 1446, successivement conseiller au Parlement de Paris, président aux Enquêtes (1498), évêque de Paris (1503), chancelier du duché de Milan, garde des sceaux (1512-1515). Il prit part aux négociations du traité de Noyon (1516), fut envoyé en Espagne (1517), en Angleterre (1519). Nommé archevêque de Sens (1519), il mourut à Lyon le 24 février 1525.

3. Les lettres de provision sont du 12 janvier. [Ordonnances, t. I, n» 13.)

4. Le ms. ajoute : Aiant érigé ledict gouvernement tout de nouveau. — Les lettres de provision sont du 18 février. Dans le même mois, le comté de Vendôme fut érigé en duché-pairie. Voir les deux textes dans les Ordonnances, t. I, n°^ 27 et 32.

5. Odet de Foix, sieur de Lautrec, né vers 1481, maréchal de France (1511), gouverneur du duché de Guyenne et du pays de la Rochelle par lettres de provision du 7 janvier 1515. [Ordonnances, t. I, n" 5.)

6. Artus Gouffier, sieur de Boisy, né vers 1475. Les lettres de provision de l'office de grand maître de France sont du 7 janvier. (Bibl. nat., ms. fr. 8485, fol. 77.) Sur les dons qu'il

sa jeunesse, le feit grand maistre, luy baillant la principale superintendence de ses affaires, avecques luy Fleurimond Robertet, principal secrétaire^ ; et avoit ledit seigneur Roy deux jeunes hommes fort ses favoris, àsçavoir Anne, seigneur de Montmorency^, et Philippe Chabot, seigneur de Brion^, qui depuis ont eu grand crédit en ce royaume.

Pendant ces choses, le Roy, désirant faire le voyage qu'avoit entrepris le feu Roy de la conqueste du duché

reçut cette année même et la faveur dont il jouit, voir le Journal d'un bourgeois de Paris, p. 6.

1. Florimond Robertet, baron d'Alluye, né à Montbrison, d'abord secrétaire des finances du duc de Bourbon, puis notaire et secrétaire du roi Charles VIII, qu'il suivit dans l'expédition de Naples, secrétaire des finances, trésorier de France (déc. 1501), lieutenant politique du cardinal d'Amboise, arriva au premier plan à la mort de celui-ci (1510). Son rôle ne fît que grandir après 1515, et, lorsque Louise de Savoie exerça la régence en 1525, Robertet fut son auxiliaire le plus dévoué; il mourut à Paris, le 29 novembre 1527. Voir E. Dacier, Florimond Robertet, secrétaire du roi et trésorier de France, dans les Positions des thèses de V École des chartes de 1898; G. Robertet, les Robertet au XVP siècle, t. II, fasc. i, Paris, 1888, in-S", et G. Jacqueton, Politique extérieure de Louise de Savoie, Paris, 1892, in-8°, p. 10-13 etpassim.

2. Anne de Montmorency, second fils de Guillaume de Montmorency et d'Anne Pot, né à Chantilly, le 15 mars 1493, mort le 12 novembre 1567. Voir F. Décrue, Anne de Montmorency, grand maître et connétable de France à la cour, aux armées et au conseil du roi François P'^, Paris, 1885, in-8°; Anne, duc de Montmorency, connétable et pair de France sous les rois Henri II, François II et Charles IX, Paris, 1889, in-8°.

3. Philippe Chabot, sieur de Brion, comte de Buzançais et Charny, né vers 1492, élevé, comme Montmorency, en compagnie de François P"", amiral de France (23 mars 1526), gouverneur de Bourgogne (5 mai 1526), disgracié à la fin de 1538,

de Milan, délibéra de renouveler les alliance* qu'il avoit aux princes et potentats, ses voisins ; et, premièrement, renouvela la paix faicte entre le feu Roy et le roy d'Angleterre^, moyennant laquelle luy renvoya madame Marie, vefve du feu roy Louis, avecques un douaire de soixante mille escus tous les ans^; laquelle Marie le roy d'Angleterre donna en mariage au duc de Suffolc, pour l'amitié qu'il luy portoit^.

Traité avec les Vénitiens. — Or avoit ledit roy Louis, par accord faict avecques les Vénitiens, renvoyé messire Barthélémy d' Al vienne*, leur gênerai, pris

condamné en 1541, réhabilité l'année suivante, mort le 1*' juin 1543. Voir A. Martineau, r Amiral Chabot, seigneur de Brion, dans les Positions des thèses de VÉcole des chartes, 1883, p. 77-84.

1. Le renouvellement du traité de paix, d'alliance et de commerce et du traité relatif aux obligations financières est du 5 avril, confirmé par François F', le 8 mai suivant. Voir les textes dans les Ordonnances, t. I, n°' 56 et 57.

2. Le douaire de la reine Marie se montait à 55,000 livres et se composait de la Saintonge, avec la Rochelle, Saint-Jeand'Angély, Rochefort, Chinon, Loudun et le comté de Pezenas. (Voir Arch. nat., J 922, n° 12.) Après avoir réclamé « la moitié des meubles et bagues » de Louis XII, la reine se contenta de garder seulement le diamant connu sous le nom de « Miroir de Naples ». Voir Journal de Barrillon, t. I, p. 17, 34.

3. Le mariage eut lieu, le 31 mars 1515, sans qu'on eût attendu le consentement de Henry VIH. Voir la lettre de Marie à son frère, après le mariage, dans Champollion-Figeac, Collection des lettres de rois, reines et autres personnages , Paris, 1847, t. II, p. 557. Le duc de Suffolk et sa femme quittèrent Paris le 16 avril.

4. Bartolomeo d'Alviano, général vénitien qui, en 1513, défendit Padoue contre les Impériaux, mais fut battu à la Motte. Le 16 décembre 1514, il adressait à Louis XII une lettre que reçut François P"" et relative aux préparatifs mili-

à la bataille de Pandin, et messire André Grity^ leur providadour, pris à Bresse, avecques certaines conditions, lesquelles le Roy confirma, et furent les conditions telles : les Vénitiens estoient tenus de secourir le Roy à la conqueste et conservation de son duché de Milan, et aussi le Roy les de voit secourir et assister à conquérir les terres que l'empereur Maximilian leur usurpoit, comme Bresse, Veronne et autres places.

Traitté avec le prince Charles. — Durant que ces choses se traittoient, vint à Paris devers le Roy le comte de Nansau^, ambassadeur, de la part de Charles d'Autriche, pour luy faire les foy et hommages des comtez de Flandres et Artois et autres terres tenues de la couronne de France, ce qu'il feit ; et quand et quand, pour plus grande seureté d'amitié entre les deux princes, fut pourparlé du mariage dudit Charles d'Autriche avecques madame Renée, fille du feu roy Louis et sœur de la royne^; et, pour la conclusion de cest

taires des Vénitiens. Voir L.-G. Pélissier, Une lettre de B. d'Alviano à Louis XII, dans Nuovo Archivio Veneto, 1900, t. XX, p. 154-156.

1. Andréa Gritti, né en 1454, diplomate et homme de guerre, coopéra, pendant sa captivité en France, au traité de Blois (14 mars 1513). Il devint plus tard doge de Venise (1523) et mourut à Venise, le 28 décembre 1538.

2. Henri de Nassau, fils de Jean II, dit le Jeune, comte de Nassau, et d'Aimée de Katzenellenbogen, né en janvier 1483, mort le 14 septembre 1538. — Avec lui étaient Michel de Croy, sieur de Sempy, Mercurin de Gattinara, etc. Ils furent reçus à Compiègne le 4 février. Voir leurs pouvoirs et leur correspondance dans Le Glay, op. cit., t. II, p. 2-53; Lanz, Correspondenz des Kaiser Karls V, t. I, p. 5-9; Journal de Barrillon, t. II, p. 24-29.

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