‹ Mémoires de Martin et Guillaume du Bellay; (volume 3)Chapitre 57 sur 223 · Guillaume de Roggendorf, mort en · texte numérisé non relu

Guillaume de Roggendorf, mort en

3. D'après des lettres envoyées de Trente à Rome au début de mars et interceptées, Sanuto donne à peu près le même chiffre pour l'effectif des troupes de Maximilien. [Diarii, t. XXII, col. 33-34. Cf. Journal de Barrillon, t. I, p. 200.)

avecques l'armée vénitienne et celle du Roy. Puis, Guidant garder le passage de la rivière d'Adde, le jour de Pasques^ fut contraint de se retirer à Milan, où estoit monsieur de Bourbon. Lequel, voyant la diligence que faisoit l'Empereur de suivre mondit seigneur de Lautrec et son armée, se ferma à Milan avecques l'armée vénitienne, attendant secours de Souisse ; et, craignant n'avoir loisir de fortifier les faulx-bourgs, pour la soudaine arrivée de l'Empereur et de son armée, fut résolu de ne garder que la ville et de mettre le feu aux faulx-bourgs, à ce que l'armée impérialle ne s'en peust prévaloir. Mais, l'Empereur temporisant en chemin quelque peu de temps, fut changé d'opinion et fut baillé à chacun son quartier pour remparer, de sorte que tous lesdits faux-bourgs furent incontinant en estât pour attendre les forces de l'Empereur. Cependant arriva à Milan Albert de La Pierre^ avecques treze mille Suisses, lesquels, après avoir touché la paye, s'en allèrent, en manière que ledit Albert demoura accompagné seulement de deux ou trois cens hommes.

Or avoit ledit Empereur suivy monsieur de Lautrec, pensant qu'à son arrivée nostre armée se retireroit en France, ainsi que par cy-devant estoit advenu, n'ayant les forces pour tenir la campagne, et que des deniers qu'il pourroit lever à Milan il payeroit son armée. Mais après avoir séjourné quelques jours et se voyant frus-

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