Mémoires, t. III, p
xvm INTRODUCTION.
camp de concentration ; mais, ayant été démontée, elle fut envoyée à Marseille, dont la mise en état de défense fut achevée à la fin de juillet 1 .
Martin du Bellay demeura au camp d'Avignon; il avait obtenu le commandement de 200 chevau-légers* et de 200 arquebusiers à cheval, avec lesquels il harcela les Impériaux autour du camp d'Aix et, en compagnie de Jean-Paul da Ceri, le fils de Kenzo, repoussa quelques-uns de leurs coups de main 3 . Surveillant les mouvements de l'ennemi, il s'aperçut « du deslogement de l'Empereur » et le premier en apporta la nouvelle certaine au Roi 4 .
Avec ses chevau-légers, il fut alors chargé d'inquiéter la retraite des Impériaux, et il le fit avec tant d'activité que, de retour à Marseille, il resta quinze jours sans pouvoir monter à cheval 5 .
La campagne de Provence achevée, la bande de Martin du Bellay fut dirigée sur la Picardie. Tandis qu'elle gagnait ses cantonnements, Martin alla prendre quelque repos dans le Vendômois 6 . Les Impériaux, après leur échec devant Péronne, s'étant retirés, la campagne avait été interrompue. Elle ne reprit qu'au début de 1537. Dans un lit de justice