‹ Mémoires de Martin et Guillaume Du Bellay (volume 4)Chapitre 172 sur 258 · Sur cette « grande ambassade » et ses résultats, voir · texte numérisé non relu

Sur cette « grande ambassade » et ses résultats, voir

ars 1522] DEUXIÈME LIVRE. 207

astar de Dampont 1 , et le cheval du seigneur d'Estrée, hef de l'entreprise; ceux du seigneur Martin du Bellay, du seigneur de Coquelet et du seigneur de Leal 2 y furent aussi tuez. Après laquelle charge 3 noz gens pensoient estre suivis de leursdits gens de pied, mais ce fut au contraire, car ils s'en estaient fuis sans combatre ; parquoy, au lieu de recharger, furent contraints de tenir bride. Si est-ce qu'ils leur firent abandonner le butin, et des lansquenets y moururent cent cinquante, tant à ladite charge que sur leur retraitte, et entre autres un de leurs principaux capitaines. Mais les ennemis, après s'estre retirez à Ârras, mal contens de leur mauvaise fortune, conclurent de se venger et venir surprendre ladite ville de Dourlan, estant despourveuë d'hommes 4 , car il n'y avoit un seul homme de pied : et pour cest effect le comte de Bure, lieutenant gênerai pour l'Empereur en ses pais bas, assembla toutes les garnisons de la frontière, tant de cheval que de pied, avecques six pièces d'artillerie, et 5 arriva devant Dourlan, le samedy xix de

1. Nicolas de Dampont, fils naturel d'Antoine de Dampont- Mongeront.

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