‹ Mémoires de Martin et Guillaume du Bellay;Chapitre 152 sur 200 · La nûssion était composée de l'amiral d'Annebault, de · texte numérisé non relu

La nûssion était composée de l'amiral d'Annebault, de

9n MÉMOIRES DE MARTIN DU BELLAY. [NoT. IM5

congé du Roy lors esUns à Folambray près Cousi * , le jour de TouHsaincis prindrent le chemin de Cambray, de Valeiilieiiiies et de Couiiray, cl viiidreol trouver rËmpereur à Bruges, au(|uei lieu, après avoir plusieurs fois commuuiqué avecques Sa Majesté, fureot remis à avoir response à Anvers. L'occasion pour laquelle TEmpereur estoit venu à Bruges et alloit à Anvers estoit qu'il avoit intention de dresser une armée pour aller en Allemagne subjuguer les prête»tans et autres princes et communaulez d'Allemagne qui ne luy estoient si obeissans comme il desiroit ; et pour dresser ladicte armée, luy falloit avoir grandes finances, pour lesquelles recouvrer il alloit audict lieu d'Anvers, afin d'en avoir tant par octroy que par prest. Aussi ne vouloit il si promptement faire response aux ambassadeurs du Roy, que premièrement il n'eust entendu la volonté de ceux dudict Anvers, à ce que selon qu'il feroit ses affaires, il fust ou plus rigoureux en response ou plus gralieux. Monsieur l'Amiral et monsieur le Chancelier, après avoir esté audict Anvers environ sept ou huicl jours à la suitte dudict Empereur, ayans cognoissance des dissimulations dont il usoit, prindrent congé de luy sans autre resolution, sinon que là où le Roy ne luy commenoeroit la guerre, il n'estoit pas délibéré de la luy faire. Ordre donné aux frontières de France* — Estans

François OUvier, chancelier de France, et de Gilbert Buvard, contrôleur général des guerres. Les pouvoirs, dat^s du mois d'octobre, sont B. N. fr. 6616, p. 86-88; les instructions, datéea du 3! octobre, B. N. fr. 3916, p. 320.

1. Folembray, cant. de Coucy-le-Chlteau, arr. de Laon (Aiaaa). François l*'y séjourna du 20 octobre au 10 novembre.

Dec. 1M51 DIlrttMI LtVll. Jii

lesdicU ambaasadeurs de retour, qui fut environ la Saind André*, trouveretil te Roy à VillersCosle ReeU', te4|uel ayant ouy la respooae de l'Empereur, oogneul bien qu'il luy estoit besoing de se préparer et qu'il ne restoit à TEmpereur que Toocasion de oommenocT la guerre à son avantage. A ceste cause, parce qu'il avoit fiûd monseigneur d'Anguieii gouverneur de Languedoc, depescfaa le prince de Meipbe, qui nouvellement avoit etté faict mareschal de France, pour aller en Piemont y estre son gouverneur et lieutenant général*. Aussi, considérant que l'Empereur (s'il venoit à clief de réduire en son obéissance la Germanie) luy ameneroit sur les bras toutes les forces tant des catholiques que des protestans, depescha devers monsieur de Yendosme, son lieutenant gênerai en Picardie, trésoriers et argent pour fortifier les places débiles ; et aux autr^ gouvoroements feit le semblable, mesmes en Bresse pour forlitier Bouqç. Et ayant expérimenté par la précédente guerre, que la principale descente d'Allemagne pour entrer en ce royaume estoit par la Champagne, et toutesfois qu'il n*avoit frontière en son royaume si mal garnie de places fortes, pour faire teste à une grosse arméi*, délibéra d'y pourveoir; pour oest effect il depescha le seigneur de Langey, Martin du Bellay, son lieutenant audict pais de Champagne, et luy donna charge de visiter la frontière,

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