Démosthènes, amiral de Ptolémée Philadelphe
DE GiniXAUMI DU ULLAT. S5S
diction, parce qu'il les avoit veuz cl hantez estant admirai et capitaine gênerai de l'armée du roy Ptolomée Philadelphe d'E^pte. Scroblablement est avenu à Damis* en ses livres de la pérégrination et miraculeui faitz d'Apollonius Tyanaput, pour autant qu'il luy avoit partout fait compagnie; et à Philostratus pareillement, pourre qu'il suyt le tesmoignage dudit Damis. Aussi Ennius poète ^ a peu véritablement escrire l'expédition de Marcus Fulvius en ji^tbolie et contre les Ambraciens, car il feit le voyage avee<|«et loy. Aussi feit L. Lucullus' avecques L. Sylla en la victoire par luy escrite, et par ledict Sylla obtenue contre les Marsiens. Et peu après fut ledit Lucullus chef d'entreprise, et adjouta le royaume de Ponte à la seigneurie romaine. Valerius Antias^ et Polybe sont par tous autres historiens ensuivis en la description des guerres puniques, pource que l'un fut précepteur de Scipion African^ et depuis l'accompagna toute sa vie, l'autre au voyage par
1. Damis, historien grec, originaire d'A&syrie, avait accompagné le thanmatnrge Apollooias de Tyane et laissé sur ce pef* sonnage des mémoires dont se servit Philostrate, dit l'Athéaien, (vivant au temps de Septtme-Sévère) pour écrire la Vie d'Ap^ polloHtus tle Tyane (en huit livres).
2. Ennius avait raconté, sous forme d'épopée, les Annale* du peuple romain depuis la fondation de Rome jusqu'à U fin de la deuxième guerre punique. Fragmenta poetarum romanonun, éd. Baehrens, 1, p. 122-123.
3. Voir, pour la guerre contre les Marses on guerre sociale, Plutarque, Lucullus, ch. i; Sylla, ch. vi. Pour la guerre de Lucullus contre liithridate, roi de Pont, Plutarque, LucuUum, chap. vu à xxzti.
4. Q. Valerius d'Antium , contemporain non des guerres puniques, mais de Sylla, avait composé des Annale* dont il reste très peu de chose. Il est cité par Tite-Live, 1. XXVI, ch. xux (à propos de l'événement auquel il est fait allusion ici) .
5. Polybe fut l'ami plutôt que le précepteur de Scipion Émi> lien, le vainqueur de Carthage.
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luy célébré de Vaierius I^vinus, contul, alors qu'il vainquit Hanno de Carthage et priât Agiigentc par force, avoit soubz luy conduicle de gens. Mesme fov a esté adjoustée aux Annales deQ. Fabius Pictor^ d'autant plus qu'il estoit homme de maison et d'auctorité, et avecques Q. Fabius I^boo avoit esté prêteur de Rome. Chacun a reccu ce que Theophanes Lesbien' a escrit des faitz de Pompée, aussi Pomponius Atticus du consulat de Cicero', d'autant qu'avecques ceulx dont ils parlèrent, ils avoient l'accès et familiarité plus que nulz autres pour entendre d'eaxmesmes la venté des choses : de l'un est familiarité assez cogneue par les epistres de Cicero à luy, de l'autre par l'association du nom, à laquelle fut 8on fils appelle par Pompée, lequel voulut qu'il fust nommé Marcus Pom* peius, et fut celuy que Auguste empereur institua depuis gouverneur au pais d'Asie. Crispe Saliuste a peu parler au vray de la conjuration catilinaire, car il ne fut exempt de la mesiée, et pour bien dcscrire la guerre Jugurtine, il passa et fist long temps séjour en Afrique. Nous recevons pour vérité ce que Jules César, et après luy Hircins et Oppius* escrivirent des guerres de Gaule et des civiles,
1. Quintos Fabius Pictor avait écrit les Atmaht de Home des origines à la seconde guerre punique ; Tite-Live l'a utilisé pour son récit de la bataille de Trasiniène. Voir Huiler, op. cit., t. III, p. 80-93.
2. Théophane de Lesbos accompagna Pompée dans son expédition contre Mithridate et en écrivit le récit. Platarque, Pompée, eh. XXXVII, 1.XXV1; Tacite, Annales, 1. VI, ch. xvtit.
3. Titus Pomponius Atticus, un des plus célèbres correspondants de Cicéron [Epistolm ad Atticum, seize livres], passe pour avoir corofiosé des Annales et des Mémoires (en grec) sur le consulat de Cicéron. (licéron, Bpiêt., Il, 1; Coraelius Nepos, Vie d'Aiticus, ch. xvin.
4. Aulns Hirtius, lieutenant de César, i qui on attribue d'ordinaire le livre VU! des Comntentairtt et les deux livres de la
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nr ils fatsoient et eserivoient. A Diodore Sicilien* noun donnons foy es choses d'y^g^-pte, car il escril de veue, et fut très familW de Jules et Auguste César, ainsi que furent Penettelta Romain <, Denjs Halycamaasien ' et Nicolas Damateene* dudit Auguste, dont leurs hjttoiret en sont troavéea plus auctorisées. Arthrmidore^ aaasi est ereu des conquestes faictes en Arabie par Aelius Gallus, car il luy feit compagnie en tout le voyage. Qui donne en pareil cas auctorité, réputation et foy ii Joseph^ es guerres judaïques? à Tacite es germaniques? sinon que Pun fut participant des misères et calamitez de la destruction et ruine de sa cité; l'autre fat gouverneur de la Gaule Belgique s'estendanl en
Guerre d'Alexandrie et de U Guerre d Espagne . — Caius Oppius, ami et correspondant de Cicéron, 4 qui on attribue quelquefois le complément des Commentaire* de César.
1. Diodore de Sicile, historien grec contemporain de César et d'Auguste, a composé sous le titre de Bibliothèque historique une Histoire universelle dont il reste une grande partie.
2. Locius Fenestella, contemporain deTite-Live, auteur d'une Histoire générale de Rome : les deux livres sur tes Sacerdoces et les magistratures des Romains, publiés sons son nom, sont l'ceuTre d'un faussaire du xiv* siècle.
3. Denys d'Halicamasse, contemporain d'Auguste, a com> posé une Histoire ancienne de Rome (des origines à la première guerre punique) en vingt livres, dont il nous reste les onze premiers et quelques fragments des antres.
4. Nicolas de Damas, ami d'Hérode, roi de Judée, et d'Auguste, avait écrit des Vies de César et d'Auguste et une Histoire universelle dont il reste des fragments.
5. Artémidore d'Éphèse, dit le Géographe, vivait au i" siècle ■V. J.«C. et avait composé un Périple ou une Géographie universelle (en onze livres) qui a été utilisée par Strabon et dont il reste quelques fragments.
6. Flavius Josèphe vivait au i*' siècle ap. J.-C. et a composé ■ne Histoire de la guerre de Judée (en sept livres) et une Histoire ancienne des Juifs.
su PROLOGUE DIS OGDOAlMCt
la Germaoie inférieure, esquelles provinces furent principalement icelles guerres. Par quel moyen l'ont aussi trouvé Suétonius Tranquillus, Dion Cassius, Gargilius Martialu*, Calljstus^, Bemarchius^ Julius Frontinus^, Favorinus Are* latensis^, Dionisius Milesius^, Flphonis Cumaeus^, Aelius Spartianus^, Julius Capilolinus, Aelius I^inipridius, Volcatius Gallicanus, Trcbellius Poilio, Flavius Vopiscus, Uerodianus^ Festus**^, Aurelius Victor^S Ammianus Mar-
1. Gargilius Martialis est cité comme historien du temps d'Alexandre Sévère par i£lius Lampridius (Uiai. Aug., éd. Peter, AlexantUr Scverut, I, p. 275) et par Vopiscus [Id., Pro' bus, II, p. 202).