‹ Mémoires de Martin et Guillaume du Bellay;Chapitre 2 sur 200 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Parmi les grandes femilles qui, duraDt la première moitié do ZYi* siècle, se distinguèrent dans l'Église, la gnerre ou la diplomatie, l'ane des plus remarquables à la fois par le Domlire de ses maobres, par Téclat et la yariété de ses sm^ TÎoes fnt certainement celle des du Bellay'. De date ancienne et d'origine angeyine, elle essaima aux enT irons, dans le Maine, le Dunois et le Vendômois. C'est ainsi que nous trouvons à la fin du zv* siècle un des cadets, Louis du Bellay, pourvu des seigneuries de Langey, de la Jousselinière, des moulins, prés et rivière de Cloye, ainsi que d'autres domaines assea considérables situés aux lisières du Perche et de la Beance. De ce Louis du Bellay, seigneur de Langey, deacendent les auteurs des Mémoires que nous allons rééditer.

Il avait épousé, vers 1490, Marguerite de la Tour-Landry, n en eut une nombreuse descendance : six fils, Guillauaie, Jean, René, Martin, Nicolas et Jacques, et deux

1. Voir VHitUrin généalogique de la maisim du Bellay^ par Loais Trincant (bibl. Saiote-Geaeviève, ms. 537), et les généaiogies qai ■e trouvent à la Bibliothèque nationale, mss. fr. 20222, 20K9, S0234, 20341. 20252, 20265 et 20292; V.-L. Bourriliy, GuiUaume iu Bellay ^ seigneur de Langey y ch. i; M. Sache, les Livres de rai' «M de Jean V et de Jean VI du Bellay, abbé de Saint-Florent de Sâmmmrj extrait de la Revue de l'AT\joUy 1905; abbé Blanchard, les Du BeUêff à Glatigny, daxu le Bulletin de la Société archéologique àts F«mMno<i, 1895, p. 358-376.

n nnnoDUcnoN.

flUat, Rioée et Looiie. Dat filles, l'one, Looiae, épousa iaoqiMi d'Aunay, sûmr deViUeDeaTe-la-Guyart, et l'autre, RiDée. Ambroiae de GraTjr, baron des Cousteaux. Quant au fili, nous aTooa tor lee deux derniers, Nicolas et Jacquet, fort peu de reoseignements. De Jacques il est re^ DM lettre datée de Porto- Venere, le 8 mai 1527*. 11 avait aocoopagoé en Italie Renzo da Ceri. Sa compagnie de che- ▼aii-4égen ajant été cassée, il servait de courrier. Son Mm aîné, Ooillaume, l'envoyait à Savone chercher de l'argent afin d'assurer la défense de Gément Vil : c'était au mooaot oà Rome se trouvait sous la menace des Impériaux, conduits par le connétable de Bourbon. Pourvu, dans la •oite, d'une bande de 2,000 fantassins, Jacques participa à l'expédition de Sardaigne et fut tué devant Sassari en décembre 1527>.

Nicolas avait « toute sa fantaisie à la mer ». Embarqué dès l'âge de dix ans, il entra dans l'ordre de Rhodes; il devint commandeur de Fieffés et jouissait d'une certaine réputation; c'est du moins Jean du Bellay qui l'affirme dans une lettre au grand maître Anne de Montmorent^, où il sollicite, pour son frère, le commandement des galères laMea par feu Bernardin de LUiux*. Nicolas prit part, lui aussi, à la campagne de Sardaigne et, sous Lautrec, à celle de Naples; il mourut devant cette ville au mois d'août

Rfloé et Jean furent d'église. D'abord conseiller dero aa

f. Bibl. n«t.,int. fr. 3080. fol. iîl (à Jesn du Bellay), 149 (Jean da B«iUy à MoDtinoreocy, Bnare, 16 mai 1527).

t. JMMint, t. U. p. 78.

8. Cêrrm^niiancê diptomaM^M de Jtan du BtUa^ (i527'i5V}^ éà, de VaiMière-BourhIly, p. 92-94.

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