INTRODUCTION. Œ
courtes miaioos (fihrriâr-mai, aoûi-Mptambre 1537), dans IflaqnaUei il sut rétablir l'accord entre des ohefr riTaux et raritaillar Turin» il fut chargé du gouTernement de cette dernière Tille lorsque la trêve de Carmagnole, confirmée par celle de Nice, eut laissé le Piémont aux Français. Comme gouverneur, il eni une double préoccupation : d'abord foire vivre les troupes sans trop fouler les habitants atpour cela maintenir une stricte discipline parmi les bandes etnipées dans le pays et assurer un prompt ravitaillentent; ensuite pourvoir à la défense de notre nouvelle conquête non seulement en hfttaot les travaux de fortifications de la ville et des places environnantes, mais aussi en gagnant la sympathie des nouveaux sujets du roi. La « manière douce » du gouverneur de Turin, — qui d'ailleurs n'excluait pas l'énergie, lorsque c'était nécessaire, — contrastait avec la rigueur quelque peu brutale et les faiblesses du gouverneur général du Piémont, René de Montjehan. Tandis que les habitants, écrasés de réquisitions, recouraient à la protection de Guillaume du Bdlay, les soldats, empêchés de vivre à discrétion sur le pays conquis, se mutinaient et trouvaient en Montjehan trop de condescends Dce. Bientôt les rapports entre les deux hommes devinrent tellement tendus qu'ils ne communiquèrent plus que par écrit. Guillaume du Bellay quitta Turin pour Murel et finalement obtint, pour raison de santé, un congé qui débarrassa le gouverneur général d'un auxiliaire trop populaire et, comme l'expérience et une commission d'enquête le prouvèrent, trop clairvoyant (novembre 1538).
A la mort de Montjehan, qui survint peu après (septembre 1539), Claude d'Annebault fut nommé gouverneur général du Piénoont : Guillaume du Bellay fut chaiigé de l'ao-
s umoDucnoN.
ùtÊÊfêgUÊt d*abord pour I0 toppléar 6d cm d'abesnoe et, lonqtM d'AaiMlMiitlt fot rappelé à la coar, pour le reœplaoar. Cert dane le gouTemeuteot da Piémont que le sieur de iMagÊj donna tonte ta meenre : il ravitailla le pays, — a*béiitant pas à engager dans l'opération la majeure partie de an fortune et même celle de sa femme, Anne de Créqui ; — il prasn les travaux de fortifications, pour lesquels il otiliaa les talents d'un des meilleurs ingénieurs italiens de l'époque, Girolamo Mariai, le futur défenseur de Saint-Dîner en 1544 ; il s'assura une nombreuse clientèle d'agents habiles, espions, informateurs ou condottieri qui, à Milan, à Veniae, à la Mirandole, dans tout le nord de l'Italie, le tinrent au oourant des projets de l'ennemi, lui préparèrent des recmee et firent de Turin, TéritaMement, le point central de l'action française dans toute la péninsule. Si le Piémont, à peine conquis, accepta si aisément la domination de son nou- Teta maître et pendant près de vingt ans ne se départit pas de aa fidélité, ce fut l'efiet d'une méthode dont il faut attribuer pour la plus large part l'initiative et l'honneur aa seigneur de Langey. Le gouverneur du Milanais, le marquia del Vasto, qui sans peine avait pu se jouor de MoDtjehan, ne fat pas long à s'apercevoir, — k son dam, — du changMoent. 11 vit ses empiétements réprimée, ses desseins, mène ka ploa aeersla, déconcertés. Le gouverneur du Piémont trouva dans l'anassinat, qu'il avait prévu, de FVégoee al de Rincon l'oocation de iairo éclater son zèle et son habilalé : la rssponaabUité da marquis et même celle de l'Empowr forent minB ao évidence et Guillaume du Bellay raprtt sa plume de publiciste pour instruire l'opinion de la perfidie des Impériaux.
GsCla Tiotatkm du droit dea geoa déchaba de nouveau la goarre antre François I" et Charlos-Quint. Venu à la cour
nrrsoDUcnoN. xi
en noTMibre 154 1 et honoré da oulli«r de l'Ordre on réooni* pemè de tee serhœe, Langey tAcha de faire préraloir tes plans d'ofléiiâTe au delà des Alpes : il oe léoasit pas. Le Roi el le eonaeil ^mMarirent attaquer par le Roussillon et PsrpigiiaD : oe fut aoe erreur qu'un échec sanctionna. Réduit à se tenir sur la dAJBMiTe dans le Piémont* Ouillaunae du Bellaj dut se homer à tenter quelques coups de main et à repousser des attaques locales : une mutinerie des Suisses rendit difflctlo la résistance des Impériaux. Pliant sous le Caix d'une besogne écrasante, harcelé par ses crésDciers, éprouvé par la mort de sa femme (juill^ 1541), découragé et surmené, il erat pouvoir trouvor un réconfort en se retrempant dans l'air natal. Le maréchal d'Ânnebault étant venu à la fin de 1542 pmdre la direction des opérations contre le marquis del YmIo, il put se mettre en route pour la France. Escorté de tes andliaires el de ses serviteurs, il gagna Lyoo sans trop d'eBomnbres. Mais sss foross étaient à bout, et, le 9 janvier 1543, il succomba à Saint-Sympborien-<le-Lay. Rabelais, qui était présent, a relaté ce trépas et, en termes émus et magnifiques, montré les assistants saisis d'angoiœe, pénétrés d\ine sorte de terreur sacrée : « Tous, effrayés, se regardoient les uns les autres en silence, sans mot dire de bouche, mais bien tous pensans que la France » était < privée d'un tant parCaict et nécessaire chevalier à sa gloire et ^tection et que les cieulx le repetoient comme à eux deu par propriété naturelle' ». Le 5 mars suivant, le corps fut inhumé dans la cathédrale du Mans par les soins de René, l'évêque, et de Martin , héritier de la majeure partie des biens et du titre'.