‹ Mémoires de Martin et Guillaume du Bellay;Chapitre 45 sur 200 · Jametx, cant. et arr. de Montmédy (Mente · texte numérisé non relu

Jametx, cant. et arr. de Montmédy (Mente

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pour les coups de arquebuze que leur liroient les ennemis. Et, en plain jour, à la veue de nostre armée, sans que nul les pet»l offenser, iceux ennemis sortirent de la vtHc et attachèrent des cordes ausdittes pièces pour les tirer dedans leurs l'ossez, mais ne leur (ut possible à cause de la pesanteur et de quel<|ue8 coups de arquebuse tirez (mais de loing) par aucuns soldats des Dostres, qui se hazarJoient plus que les autres ; ce que voyans. les ennemis meirent le feu aux tlasques et les brusierent, de sorte que lesdittes pièces furent mises sur le ventre et cinq ou six jours après furent retirées et puis envoyées à Sedan pour les remonter. Nonobstant ledict inconvénient ne fut cessée la continuation des trenchées pour mettre les autres pièces en batterie, du costé devers les Ardennes et fut faitle brèche assez raisonnable, qui toutes fois ne fut assaillie; puis on fut dix ou douze jours sans tirer cependant qu'on envoya à Sedan, à Mouson et autres villes prochaines, quérir renfort d'artillerie et de munitions; lesquelles arrivées on feit nouvelle batterie à l'opposite de l'autre, tirant vers le chemin qui va à Jamets, dont ceux de dedans s'est onnerenl, de sorte qu'ils demandèrent à parlementer, à quoy ils furent receuz, et tellement se mena la pratique, qu'en fin leur fut accordé par monsieur de Guise (lequel estoit ordonné de la part de monseigneur d'Orléans pour les ouir) qu'ils s'en iroient leurs bagues sauves et pourroient amener six fauconneaux et de la munition pour tirer chacun six coups. Chose qui vint bien à propos, cur à la vérité b place estoit liazardeuse à assaillir sans grande perte d'hommes veu le grand nombre de soldais, d'artillerie et de munitions qui estoient dedans, et niesmes qu'au milieu de la grande brèche au fons du fossé y avoit un

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moineau qu'on ne leur pouvoit lever, qui eust faid on grand meurdre des assaillans« mais Dieu leur osU Tentendement. De la part de l'Empereur estoient cb^ audit Y voy , le bastar de Sombret ^ , le sieur de Noyelles', Hennuyer, capitaine de chevaux légers, le capitaine Famas, le capitaine Gilles de Levant', et autres, jusques au nombre de deux mille hommes. Estant mondit sieur d'Orléans devant icelle place, y arriva monsieur de Longueval accompagné de Martin Van Rossen, mareschal de Gueldres^, et dix mille lansquenets avecques environ de seize cens à deux mille chevaux clevois, qui avoient passé par le pals de Brabant, ainsi qu'entendrez par ce discours.

Prise cCArlon. — Monseigneur le duc d'Orléans ayant mis Yvoy en l'obéissance du Roy (dont fut baillée la garde au seigneur de Sedan, et depuis au baillis de Victry, conte de Nanteuil^, lieutenant de la compagnie du duc Antoine de Lorraine) marcha pour aller devant Luxembourg, prenant son chemin par Arlon, petite ville, à quatre lieues au deçà dudit Luxembourg, sise sur une montagne en assez bonne assiette, mais non fortifiée. L'armée approchant dudit lieu, le seigneur d'Anguien, François de Bourl)on, avec sa compagnie et quelques autres qui l'avoient suivy, y alla devant et

i. Frédéric de Sombrefle.

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