‹ Mémoires de Martin et Guillaume du Bellay;Chapitre 71 sur 200 · Oisy, cant. de Wassigny, arr. de Vervins (Aisne · texte numérisé non relu

Oisy, cant. de Wassigny, arr. de Vervins (Aisne

3. Catillon-sur-Sambre, cant. du Cateau, arr. de Cambrai (Nord).

4. Maroilles, sur la petite Helpe, près du confluent, arr. d'Avesnes (Nord).

6. Pont-sur-Sambre, cant. de Berlaimont, arr. d'Averaet (Nord).

6. La forêt de Normal, entre le Quesnoj et la vallée de la Sambre.

JoiQ IS4S] DIXltMI LPril. Iff

Langey, qui bien sçavoil que l'an mille cinq cens vingt et un, lorsque monsieur de VendoMne prinl ladide ville, b nuid dont le lendemain il pensoit donner Tatsault, les ennemis se retirèrent dedans la forest, de sorte qu'au matin on n'y trouva que le nid, pour obvier à cela et qu'en partant ils meissent le feu dans la ville, et brusiaasent les munitions (car il sçavoit bien que le Roy la vouloit fortifîer), Bt rabillcr un pont à un moulin, auquel y a une tour quarrée, qui est au dessoubs de Landrecy, tirant à Marolles; puis y fit passer cent chevaux des siens, conduicts par le comte Maxime Antoine de Sesse, pour se jetter entre la forest et la ville, attendant la venue de monseigneur rAmiral, qui les pourroit renforcer. Mais estant arrive luy demanda deux ou trois enseignes, avecques quelque cent cinquante hommes d'armes de renfort, car il y avoit lieu commode pour les loger sans hazard ; toutesfois iedict Amiral ne le trouva bon, et fit revenir ce que desja estoit passé. Les ennemis environ minuict ne faillirent d'exécuter ce que le dict Langey avoit preveu, car ils deslogerent et se retirèrent à la forest, par ce qu'il n'y avoit personne delà Peau ; et au partir mirent le feu dedans la ville en tant de divers endroits, qu'elle fut toute convertie en cendres, horsmis l'église, sans que l'on y peust remédier, et brusierent bleds, farines et autres vivres et munitions en si grand nombre, qu'il y en avoit a suffisance pour nourrir le nombre d'hommes qu'il faudroit à la garde de la place pour un an.

Pendant ce temps, monseigneur de Vendosme marcboit avecques son armée par le haut païs d'Artois, lequel passant près de Bapaulme assaillit la ville et la meit en son obéissance. Dedans le chasteau qui n'est

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qu'une roquette, s'estoit retiré le sieur d'Auchiinoat, avecques tous les soldats et les babilans de la ville, fenunes et enfans en si grand nombre, qu'attendu qu*il D*y avoit qu'un puis, en deux jours il fut tarj, de sorte qu'ils estoient prests de se mettre à sa miseri* corde, la corde au col ; mais le Roy qui par plusieurs fois avoit mandé audict duc de Vendosme qu'il eust à passer outre sans s'arrester là ny ailleurs, et luy Bt un reiteratifmandement et commandement que, sur peine de désobéissance et d'encourir sa mal graoe, il eust ce jour là à le venir trouver au Gâteau en Cambrezis, auquel lieu il ne feroit faute de se trouver, à quoy il ne voulut désobéir, et leva son camp à la grande joye des assiégez et à son grand regret. Le Roy estant arrivé à Gâteau en Gambrczis^ monsieur l'Amiral le vint trouver, ayant tousjours laissé son camp près Landrecy , lequel luy apporta le dessein de la ville, à ce qu'il en ordonnast son bon plaisir. Le Roy luy commanda de se venir loger à Gatillon, deux lieues au dessus de Landrecy sur la rivière, et que le lendemain il se trouveroit audit Gatillon, avec(|ues toutes ses forces, et là estans sur les lieux ils concluroient ce qu'ils avoieot à faire.

Noms des seigneurs de V armée de Marolles. •— Estans les forces unies audict lieu de Gatillon, se trouva son armée de seize ou dix huict cens hommes d'armes, •çavoir est, monseigneur le Dauphin en personne, ayant cent hommes d'armes soubs sa cliarge; momeigoeur

1. François I*' séjourna au Cateaa-Cambr^sis entre le 18 et le 21 juin; le 21, il était i Maroilles et il y demeura jusqu'au milieu du mois sniTant; dans la seconde quinxaine de joillet, il était à Gatillon.

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d'Orléans et sa compagnie de cent hommes d'armes ; Antoine, duc de Vendosmois, cent ; le comte de Saint Pol. cent; monsieur T Amiral, cent; monsieur le duc de Gayse, cent; monsieur d'Auinalle, soo fils, cloquante ; le mareschal du Biez, cent ; la compagnie de monsieur d'Anguien, qui estoit allé en Provence, ainsi que je tous diray par cy après, cinquante ; le sieur de Brissac, cinquante; le sieur de Dampierre, cinquante; le sieur de Maugeron, cinquante ; monsieur de Boby', cinquante; le sieur de Longue val, cinquante; le sieor de Bonne val, cinquante ; et plusieurs autres qui seroient loiigs à nommer; et dix huict cens chevaux légers, dont estoit colonnel le sieur de Binssac; douze mille l^ionnaires, tant de Picardie, Normandie, que de Champagne; le colonnel du sieur de Roigoac', de quatre mille Bas Allemans; le colonnel du sieur de Presnoy', lx>rrain, de quatre mille; le colonnel de Ludovic de quatre mille.

Auiette de Landreey et la fortification. — Ayant veu son armée en campagne, entre Oatillon et Landreey, après avoir résolu de fortifier Landreey et avoir ordonné de ceux qui en auroient la charge, [le Roy] délibéra d'aller loger à Marolles, qui est un gros bourg, où y a une abbaye de moines, sur la rivière de Sembre, deux lieues au dessous de Landreey, parce que c'estoit le lieu plus à propos pour empescber i'ennemy de venir troubler les fortifieateurs, puis ordonna le capitaine la L.ande pour gouverneur d'icelle ville. Or est il que la

1. Claode Gooffier, sieor de Boisy, ils atnë d'Artns Go«f« fier, premier fentilhomme de la chambre (1531).

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