Marie, sur la Serre, cant. de i'arr. de Laon (Aisne
3. Probablement Charles et François de la RoclieroQcanId, fils d'Antoine de la Rochefoucauld et d'Antoinette d'Ambuise.
4. François de Coligny, sieur d'Andelot, frère de Gaspard de Coligny, le futur amiraJ. Voir sa biographie, par Marc Sache, dans les Po$Uioiu lUs tkè—ê d»ê éUvt* de FÉcoU dm chartes, 1893, p. 55-04.
Août 1S43] Dixitld uvmi. lift
de Maillé* ; le sieur de Crevecueur*; le sieur de Bonnivei, son frère'; Sainct Laurens de Bretagne*; Mouy Sftioct Phale^, et uoe bonne paK de la jeunesse qui SttivoU monseigneur ie Dauphin, esperans faire faits d'tmes et acquérir honneur, partans de la cour te nieirent dedans. Un jour, le comte Roquendolf, pour lors favorisé de l'Empereur, partit du camp impérial et vint passer la rivière de Sembre à Marolles, et se vint mettre en embuscade sur le chemin qui vient de la Gapelle en un vallon, près de Longfavery*, et envoya quarante chevaux devant la ville pour les attirer à l'escarmouche, le sieur d'Essé et le capitaine la Lande feirent sortir le capitaine Hicarville^, lieutenant des dievaux légers dudit la Lande, avec trente chevaux pour recognoistre ce qui estoit derrière, mais l'escarmouche s'attaqua forte et roide, car à toutes fins les Impériaux voulurent empescher que leur embuscade
1. Artot et Philippe de Maillé, sieurs de Brezé, fils de Gay de Maillé et de Jeanne de Louan.
2. François Gouffier, siear de Crèvecœur, second fils de l'amiral de Bonivet et de Louise de Crèvecœur.
3. François Gouffier, sieur de Bonivet, fils atné de l'amiral de Bonivet et de Louise de Crèvecœur, enfant d'honneur des fils de France, gentilhomme de la chambre de Charles, doc d'Orléans.
4. Robert de Bellouan-Avaugour, seigneur de Saint-Laurent, fils de Julien de Bellouan-Avaugour et d'Anne de Sainte- Flayve.
5. Probablement Anne de Vaudrey-Mouy, sieur de Saint- Fal, fib de Gilles de Vandrey-Mouy et de Guillemette d'Ancienville.
6. Probablement Favrie, près de la Rivierette, caat. à» Landrecies, arr. d'Avesnes (Nord).
7. Nicolas de Ricardville, gendre d'EosUcbe de Biroont, sieur de la Lande. Bibl. nat., Fr. 23791, fol. 412.
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ne fût descouverte. Messieurs d*Aumalle et de Nevers et le reste de la jeunesse ne voulurent perdre leur part du passetemps, parquoy encores que ce ne fust l'opinion des vieils capitaines, sortirent pour solistenir les nostres qui estoieot renversez. Le comie Ro(|uendolf, voyant les siens foulez, envoya son lieutenant avec cent chevaux pour soustenir les siens, lequel lieutenant, dès la première charge, fut porté par terre et pris prisonnier emmené dans la ville. Le comte Roquendolf, de ce irrité, débusqua avec toute sa trouppe, lequel renversa les nostres, de sorte qu'à peine se fussent sauvez sans le capitaine la Lande qui sortit avec six cens arcbouziers et quatre cens picquiers, lequel, arrivant au combat, remit les nostres debout, de sorte que les Impériaux furent par après renversez et plusieurs pris et tuez. Des nostres, n*y fut pris que Sainct Laurens, lequel, le lendemain, fut renvoyé en cschange du lieutenant de Roquendolf. Le Roy, de ce adverty, les contremanda de se retirer devers luy pour l'entreprise de Luxembourg; mais, à vray dire, c'estoit craignant qu'ils n'en fissent encores de semblables ou plus mal, au moyen de quoy sa ville pourroit estre en hazard. Le Roy, cependant, estoit autour de Reims pour conclure du chemin plus expédiant pour secourir le duc de Cleves. Toutes choses debatues se trouva n'y avoir chemin plus expédiant que d'assaillir le duché de Luxembourg, pour par ce moyen divertir les forces de l'Empereur, ou à tout le moins ayant prins Luxembourg, d'avoir le passage plus facile pour luy envoyer une armée à son secours. Et pour cest efTect depescha le sieur de Longueval et en sa compagnie le sieur de Langey, le
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sieur de Daropierre et le sieur d'Escars, pour aller à Steuay, ville sur la MeuM entre Verdun et Mouioo, à rentrée dudit duché de Luxembourg, laquelle depuis peu de temps il avoit eue du duc Antoine de Lorraine en eschaoge d^autres terres, pour faire les préparatifs, tant de vivres qu'autres cboses pour le passage de son armée. Ce que lesdils sieurs ayaiis exécuté, et bien entendu par espies et autres advertissemene en quel estai estoient les affaires de Luxembourg, ledict sieur de Langey retourna en poste devers le Roy, lec|uel il trouva en un village, à trois lieues de Reims, auquel il feit entendre ce qu'ils avoient negotié et aussi de la grand armée que l'Empereur anoenoit, tant d'Italie que d'Allemagne, laquelle estoit preste, ou pour marcher contre le duc de Cleves, ou (comme il estoit plus à conjecturer) pour secourir son pals de Luxembourg s'il estoit assailly.
Quelque récit que ledict seigneur de Langey eust faict au Roy de cestc armée que menoit l'Empereur, si est ce qu'il ne se divertit de sa délibération, ayant déterminé que là où l'Empereur marcheroit en f)ersonne aussi de s'y trouver pour le combattre en son pais et tenter la fortune si ledict Empereur auroit oest heur, estant présent, comme il avoit eu par ses ministres, et au cas que sondicl ennemy mardiast, cooclud aller à Saincte Menehoull, place sur l'entrée de Luxembourg, pour y estre plustost joint à son armée, ou pour devancer son ennemy. Aussi consideroit combien ce luy seroit grande réputation de lever de ses mains un duché des plus anciens de la chrcslienté, dont il estoit sorty cinq empereurs, la pluspart desquels ont audict lieu leurs sépultures, au cas que l'Empereur,
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estant proche de là avecques toutes ses forces d'Espagne, d'Italie et d'Allemagne, ne osast entreprendre de b venir secourir.
Pourladicte exécution, ledict seigneur ordonna monseigneur le duc d'Orléans, son fils puisné, et avecques luy, à raison de sa jeunesse, pour la conduicte de son armée l'amiral d'Âniiebault.
Deffaicte de grand nombre de Bourguignons par le sieur de Brissac. — Estant donc le Roy résolu de faire son entreprise, il manda au prince de Melphe (lequel à son retour de devant Landrecy après l'avoir fortitiée il avoit laissé son lieutenant gênerai à Guise) se retirer devers luy, prenant le chemin de Reims avec la gendarmerie, chevaux légers et gens de pied estans en sa compagnie, et manda au duc de Vendosroe, qui estoit (comme j'ay dit) en la basse Picardie, qu'il se retirast audit lieu de Guise avecques les forces qu'il avoit, tant de cheval que de pied, pour favoriser en tout ce qu'il seroit nécessaire la ville de Landrecy. Le prince de Melphe, pour oheir au commandement du Roy, d'autant que la plus grande part des chevaux légers estoient logez en deux villages par delà, en l'abbaye de BouhourieS une lieue au dessoubs de Guise sur la rivière d'Oyse, tirant le chemin de Bohain' et de Landrecy, commanda au seigneur de Brissac de les faire retirer à Guise pour partir le lendemain tous enaemble à la poinctc du jour. Le sieur de la HunauU daye', capitaine de deux cens chevaux, et le capitaine
1. Boheries, hameau de la comm. de Vadencoart, cant. de Gaise, arr. de Vervins (AUne}.