Collection Colbert, t. CXXXIX, p. 228 et
2. La grossesse de la Reine fut annoncée dans la Gazette, sous la date du 28 janvier, en ces termes : « Toutes les apparences d'une nouvelle grossesse de la Reine réjouissent notre cour, >» (p. 68.) Le Mercure francois ne consacre que quelques lignes à la nouvelle de la naissance du duc d'Anjou, et raconte longuement le feu de joie fait à Dijon dans cette circonstance.
3. Le président de la chambre des Vacations, ]\L de Bellièvre, répondit au gentilhomme qui apporta cette nouvelle à la Cour, que la compagnie louait Dieu de l'heureuse naissance de ce prince, et rendait grâces au Roi de l'honneur qu'il faisait à son Parlement. Bientôt après, Saintot, lieutenant des cérémonies, vint de nouveau au Pailement, pour lui dire que le Roi voulait qu'il assistât au Te Dcum en robes rouges. — A l'occasion de la nais-
Deuni que nous avons ordonné en élre chanté, en l'église calhédrale de Paris, qui sera accompagné de feux de joie et autres démonstrations de réjouissances. A ces causes, nous voulons et vous mandons que vous ayez à rendre, tout incontinent, à notredite Cour, la dépêche que nous lui envoyons sur ce sujet, et faire toutes les diligences nécessaires à ce que notre volonté soit en cela suivie. Si n'y faites faute, car tel est notre plaisir \ Donné à Saint-Germain en Laye , le 21* jour de septembre 1640. »
PRISE DE TURO PAR l'aRMÉE FRANÇAISE.
LETTRE DU ROI A MOLE
« Notre amé et féal, nous trouvant obligé de faire rendre grâces à Dieu du grand et considérable succès qu'il lui a plu donner à nos armes, en la prise de la ville de Turin -, sous la conduite de notre très-cher et
sance de son second fils, le Roi voulut de nouveau consacier, par un souvenir particulier, celle du Dauphin , qui avait eu lieu au château de Saint-Germain, en dressant sur le principal autel de la chapelle du vieux château un tabernacle, pour y poser à l'avenir et à perpétuité une larai^e d'argent dore de la valeur de trois mille livres; il établit un chapelain, qui devait dire tous les jours une messe basse et autres offices. Le Roi fit aussi don à Perrette Trumeau, nourrice du Dauphin, de la place de deux étaux de bouchers, à établir proche la barrière des Sergents, au carrefour Saint- Paul. (Voy. Registres du Parlement de l'année 1640.) Le comte de Brienne dit, dans ses Mémoires (p. 7i , édit. citée), que le Roi témoigna plus de joie de la naissance de ce second fils que du premier, parce que la tendresse de père qu'il avait commencé de ressentir, se fit connaître davantage en cette rencontre.