S8 MÉMOIRES
« Notre amé et féal , nous avons vu par la lettre que vous nous avez écrite , du 1 ^'" de ce mois , le soin que vous avez eu de présenter la dépêche que nous avions faite à notre cour de Parlement et ce qui a été arrêté en icelle, touchant le commandement que nous leur faisons par ladite dépêche. Sur quoi , nous leur ferons entendre , lorsque nous aurons eu leur réponse, le lieu et le jour où les députés de la compagnie auront à nous venir trouver. Cependant, vous leur ferez sçavoir que nous voulons qu'ils se préparent à nous faire leurs remontrances , tant sur le fait du sceau, commissions extraordinaires, qu'autres qu'ils avoient à faire , ainsi qu'ils l'ont délibéré par plusieurs fois depuis quelque temps, notre intention étant de remédier et pourvoir à ce que nos ordonnances soient gardées et observées. Et n'ayant rien à ajouter ici davantage, nous ne la vous ferons plus longue*. Donnée à Château-Thierry, le 3^ jour de décembre 1631 . »
Ce jour même, je fis donc entendre à la compagnie les intentions du Roi, et donnai lecture de la lettre ci' dessus de Sa Majesté. Le même courrier m'avoit aussi apporté les réponses de M. de la Vrillière et de M. le Garde des Sceaux, dont suivent les teneurs :
« Monsieur, vous verrez, par la réponse que le Roi fait à votre dépêche, que l'on est en l'attente de celle du Parlement , ensuite de laquelle on fera sçavoir à messieurs de votre compagnie le jour et le lieu où ils viendront trouver Sa Majesté. Cependant, vous cognoîtrez aussi que l'on est résolu d'entendre les