‹ Mémoires de Nicolas-Joseph FoucaultChapitre 49 sur 105 · ACTE V · texte numérisé non relu

ACTE V

On commence le sacrifice par une musique et un concerL Le grand sacrificateur va consulter les Dieux. Il apprend que l’un ne montera au trône que quand

l’autre aura perdu la vie par une main romaine. Cet oracle jette la frayeur dans les esprits et surtout dans celui du roy, qui croit que ce malheur ne peut tomber que sur Persée. On interrompt le sacrifice; tandis que le roy déploré son sort et rappelle le songe qu’il avoit eu, Amintas vient à la hâte porter la nouvelle de la révolté du peuple qui, soutenu de l’ambassadeur et des Romains, est sur le point de forcer le palais afin d’enlever Demetrius. Philippe s’en prend à ce prince, qui sort brusquement, protestant qu’il va prouver qu’il n’est pas un traître. Didas le suit avec ordre de s’en saisir. Persée s’échappe malgré le roy pour donner les ordres necessaires. Philippe délibéré avec Amintas et Euphorbe, s’il faut user de douceur ou de sévérité, et ce qu’il faut faire de Demetrius. Tandis qu’on examine les moyens les plus sûrs, Porus l’avertit, de la part de Persée, qu’un gros de cavaliers sorti du palais a mis en fuite les rebelles et que le bruit court que Demetrius est à la tête de ces braves. Le roy surpris voit arriver Arbate qui , hors d’haleine, s’écrie que Demetrius expire; ce fidele ami luy fait le récit de la mort de Didas et d’Euphorbe , des combats et de la blessure mortelle de son fils, et du désir qu’il a de rendre le dernier soupir dans le sein d’un pere. On le voit aussitôt porté par des soldats, accompagné de Persée en pleurs. Ce mourant tâche par des sentimens tendres de fléchir son pere cl expire à ses yeux. Philippe, se r^ardant comme le meurtrier de son fils, entre en fureur contre luy-méme, veut se tuer, mais étant retenu par Persée il tombe mort de douleur sur le corps de son fils.

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