I.e 8 septembre i^o
J’ai reçu, Monsieur, différentes plaintes de plusieurs entreprises que l'on prétend que vous faites tous les jours sur In juridiction ordinaire, et de l'autorité que vous exercez contre ceux qui refusent de vous rendre juge de leurs différends. Vous saurez qu’un semblable procédé est contraire à toutes les règles, qui veulent que chacun se renferme dans les justes bornes de son état et que personne n'abuse de son autorité, et je vous avoue que j’ai quelque peine à croire que cela soit. Si cependant cela étoil, et si vous continuez à en user de la même manière, je ne pourrais uic dispenser d'en parler au roi et de prendre ses ordres pour y apporter les remèdes convenables. Je mande au sieur Foucault de me rendre compte de la vérité ou de la fausseté de ce que l'on vous impute, et d'avoir attention à ce qui se passera lü-dessus. J’espère que votre conduite sera telle que personne n’aura sujet de s’en plaindre. Je vous y exhorte de tout mon cœur; toutes sortes de considérations vous y engagent. Je suis. Monsieur, tout à vous.
— A Foucault, du ifi septembre; félicitations sur le prochain mariage de son fils avec la seconde fille de M. de Ragaru.
A Fontainebleau, ie 3 octobre [1704].
Je vous envoie un placct qui m'a été présenté concernant un assassinat
APPENDICE
commis en la personne du nommé Girouard, dont on prétend qu’on n’a fait aucunes poursuile.s ni de la part du prévôt ni de la part du juge ordinaire. Vous prendrez la peine de vous en informer et d’esciter les oITiciers qui doivent en connoître à faire leur devoir dans cette occasion, afin qu’un aus.si grand crime ne demeure pas impuni.
A Versailles, le s3 janvier 1705.
C’est avec beaucoup de joie que je vous envoie les lettres patentes de l'établissement d’une académie que le roi a bien voulu accorder à la ville de Caen , sur ce que votre zélé pour les belles-lettres vous a engagé de représenter à Sa Majesté i ce sujet. J’y ai joint les lettres de cachet pour les enregistrer au parlement; vous les ferez remettre par qui vous jugerez à propos. Je soubaite que cet établissement soit aussi utile au public qu’il y a lieu de l’espérer et qu’on doit l’attendre de vos soins et de l'habileté de ceux qui seront choisis pour remplir les places de cette académie.
— Au même, du 3 février; lettre sur l'académie de Caen, publiée dans la Correspondance administrative sous le règne de Louis XIV, t. 1\ , p. 636.
— Circulaire aux intendants, du 17 février, pour qu’ils fassent une enquête sur les écoles de médecine.
— A Foucault, du 18 mars; envoi du placct d’un sieur Fouet, demandant la restitution d’une somme de 1 ,000" qu’il aurait payées pour le grelTe de l'Université; examiner sa demande.
— Du 20 juillet ; refus de se prononcer sur un mémoire que Foucault lui avait envoyé pour une affaire criminelle à laquelle il était commis avec les officiers du présidial de Caen. C’est à eux-mêmes de juger.
— Du là janvier 1 706 ; envoi du placet d'un sieur Jolivet, docteur en droit, qui demande d’être admis à la dispute d’une place d'agrégé, quoiqu’il n’ait pas assisté aux thèses pendant le temps prescrit par la déclaration de janvier 1 700.
— Du 7 février; permission accordée au sieur Jolivet, « sur ce que vous •une mandez sur la disette de sujets pour disputer la place vacante. •<
— Du 5 avril; sur une roconinianciation tju’il avail rerue de lui pour nommer M. de Hauteserre premier président de Moiitauban.
— Du 12 août; compliments sur l’entrée active de Foucault au conseil d’état; cette lettre est donnée dans les Mémoires, p. 3^ t.
TABLE ALPHABETIQUE
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NOMS PROPRES