‹ Memoires de NicolasJoseph FoucaultChapitre 118 sur 133 · A M. DE LA CROISETTE · texte numérisé non relu

A M. DE LA CROISETTE

LIEUTENANT roc R LE ROI, AO CHATEAU DE CAEN.

Le 8 septembre 1704.

J'ai reçu, Monsieur, différentes plaintes de plusieurs entreprises que l’on prétend que vous faites tous les jours sur la juridiction ordinaire, et de l’autorité que vous exercez contre ceux qui refusent de vous rendre juge de leurs différends. Vous saurez qu’un semblable procédé est contraire à toutes les règles, qui veulent que chacun se renferme dans les justes bornes de son état et que personne n’abuse de son autorité, et je vous avoue que j’ai quelque peine à croire que cela soit. Si cependant cela étoit, et si vous continuez à en user de la même manière, je ne pourroisme dispenser d’en parler au roi et de prendre ses ordres pour Rapporter les remèdes convenables. Je mande au sieur Foucault de me rendre compte de la vérité ou de la fausseté de ce que l’on vous impute, et d’avoir attention à ce qui se passera là-dessus. J’espère que votre conduite sera telle que personne n’aura sujet de s’en plaindre. Je vous y exhorte de tout mon cœur; toutes sortes de considérations vous y engagent. Je suis, Monsieur, tout à vous.

— A Foucault, du 1 /1 septembre; félicitations sur le prochain mariage de son fds avec la seconde fdle de M. de Ragaru.

A Fontainebleau, le 3 octobre (i704).

Je vous envoie un placet qui m’a été présenté concernant un assassinat

APPENDICE. 553

commis en ia personne du nommé Girouard , dont on prétend qu'on n’a fait aucunes poursuites ni de la part du prévôt ni de la part du juge ordinaire. Vous prendrez la peine de vous en informer et d'exciter les ofliciers qui doivent en connoilre à faire leur devoir dans cette occasion, afin qu’un aussi grand crime ne demeure pas impuni.

A Venantes, le j3 janvier 1705.

C’est avec beaucoup de joie que je vous envoie les lettres patentes de l’établissement d’une académie que le roi a bien voulu accorder à la ville de Caen, sur ce que votre zélé pour les belles-lettres vous a engagé de représenter à Sa Majesté à ce sujet. J'y ai joint les lettres de cachet pour les enregistrer au parlement; vous les ferez remettre par qui vous jugerez à propos. Je souhaite que cet établissement soit aussi utile au public qu'il y a lieu de l’espérer et qu’on doit l’attendre de vos soins et de l'habileté de ceux qui seront choisis pour remplir les places de cette académie.

— Au même, du 3 février; lettre sur l’académie de Caen, publiée dans la Correspondance administrative sous le règne de Louis XIV, t. IV. p. 036.

. — Circulaire aux intendants, du 17 février, pour qu'ils fassent une enquête sur les écoles de médecine.

— A Foucault, du 1 8 mars; envoi du placet d'un sieur Fouet, demandant la restitution d'une somme de i,oooH qu’il aurait payées pour le greffe de I Université; examiner sa demande.

— Du 20 juillet ; refus de se prononcer sur un mémoire que Foucault lui avait envoyé pour une affaire criminelle à laquelle il était commis avec les officiers du présidial de Caen. C’est à eux-mêmes de juger.

— Du 2 h janvier 1706 ; envoi du placet d’un sieur Jolivet, docteur en droit, qui demande d'être admis à la dispute d'une place d’agrégé, quoiqu'il n’ait pas assisté aux thèses pendant le temps prescrit par la déclaration de janvier 1 700.

— Du 7 février; permission accordée au sieur Jolivet, « sur ce que vous « me mandez sur la disette de sujets pour disputer la place vacante. »

APPENDICE

— Du 5 avril; sur une recommandation qu'il avait reçue de lui pour nommer M. de Hautescrrc premier président de Montauban.

— Du 11 août ; compliments sur l'entrée active de Foucault au conseil d’état; celle lettre est donnée dans les Mémoires, p. 371.

TABLE ALPHABÉTIQUE

DES

NOMS PROPRES

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