‹ Mémoires de numismatique grecqueChapitre 1 sur 9 · BF.8T1TUTI0N · texte numérisé non relu

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Lorsqu'usie allribution numismatique a régne sans contestation pendant de longues années , quelque peu solide qu'elle fût d'ailleurs , il devient extrêmement diilBcile de la combattre , et l'on ne peut se flatter d'obtenir l’assentiment du plus grand nonkbre des antiquaires, à moins que l’on n'apporte à l'appui de son opinion des monuments inédits qui entraînent avec eux une évidence complète.

Il J a donc presque toujours quelque désavantage à venir traiter de nouveau une question considérée, à tort ou à raison, comme résolue , quand les éléments de conviction sont encore les mêmes, etquand on n’a d’autres ressourcespour faire triompher son idée que la combinaison de ces mêmes éléments présentés sous on jour différent.

Cependant, quand on est persuadé profondément de la fausseté du fait accrédité , quand ce fait, mis en avant avec la plus grande légèreté, n’a jamais été prouvé scientifiquement et que la sanction qu’il a reçue des autorités, dont on

pourroit nous opposer le témoignage, tient plutôt ù un üé faut (l'examen (ju'à une communauté de doctrine , alors i! semble (]u'il est du devoir d'un ami de la science de fairi part aux érudits de ses doutes et de ses suppositions.

C'est à cette considération que je cède en venant essayer de faire accepter une attribution neuve pour les hémidraclunes, classées à Rhodanusia delà Narbonnoise, pièces dont la fabrique n’a rien qui les rattache à la Gaule, et dont il n’a peut-être jamais été trouvé un seul exemplaire sur lesol de notre pays.

La tête du Soleil, posée de face et en partie cachée par un aigle de profil ; au revers, une rose, expression phonétique du nom de Rhodes, avec les lettres ma (n" i de notre pl.) , tels étuient les types (jue l'on a considéré comme convenant parfaitement à la colonie Massaliote, établie à Rhodanusia. Mais il semble que c’(‘toit précisément le contraire que l'on auroit dû s’attendre à rencontrer, c’est -i-dire le type marseillois accompagné des initiales PO. Les médailles des Cœnicenses[i), des Tricorii, (a), des Segovii (3), ont été conçues dans ce sens, et dans les circonstances que présentent les hémidrachmes en question, on pouvoit tout nu plus voir une copie de la monnoie rhodienne, faite k 3Iarseille même.

Toutefois l’opinion émise par Pcllerin (4) , acœptée par Eckhel , Fauris de Saint-'Vincens et Mionnet , semble n’avoir soulevé le doute de personne, et dans ces derniers temps elle a encore obtenu le suffrage des esprits distingués qui ont fait une étude spéciale des monnoies gauloises. Le plus récent de tous , M. J. Lelewel , cet anti({uaire, si fin et si pro-

(i) Dcscript. de quelques mtVl.de MassilU, etc., par M. le snarquU (le tagof, p. »5.

(a) ?tolicc stir qiiciq. méd. de la Gaulci par U m^e, n" i6.

(3) J. LcIcwcl; Ehidc.« nimmm. et archéol. , (vpc {^ulois , p. air.

(4) Rocitnlde mcdiiUes des peuples, \illcs et rois, t. 1, n. i5.

fond, qui pousse jusqu’aux nuances les distinctions archéologiques , ne paroît pas avoir hésité à accepter pour Rhodanusia les médailles qui portent le type que j'ai décrit (i).

Tant d'autorités et de si graves, opposées à mon sentiment pourroient me faire accuser de témérité. C'est pour répondre d'avance à ce reproche que je crois devoir pr^enir ici que M. de la Saussaye, dont personne assurément ne seroit tenté de contester la compétence en pareille matière, et à qui j’ai fait part de mon projet de restitution , lui a donné son approbation en m’engageant à le développer (a).

Fauris de Saint-Vincens avoit classé parmi les médailles de Marseille un moyen-bronze qui porte au droit un buste de Diane à droite, et au revers un parazoniunt &yec une tête de cerf et les lettres ma (3). Cette pièce a été rendue par Sestini (4) à la Lycie, et les lettres aï, qui sont dans le champ du droit et que Fauris de Saint-Vincens n’avoit pas aperçues, en donnoient parfaitement le motif. D’ailleurs ce type de la Diane sur un moyen-bronze se trouve fréquemment dans la numismatique de cette province , et le type du parazonium en particulier étoit déjà connu sur un bronze de Cragus (5). Sestini attribua donc la prétendue médaille de Marseille aux Massicytes , peuples dont la monnoie d’argent est abso-

(a) Loc. lauJ., p. ti4.

(a) M. de la Sauisaye aToit rétolu, arant de coonoitre nu resUlution» d'ùter à )a Gaule Narbonuoije des médailles que leur fabrique sépare tellemeot de celles de cette province.

(5) Notice sur Fauris de Saiot-Vincens, p). iv, n** i3.

(4) Descrizione dtlle mtdagîie antiche greche del muito hederyariano , t, a , p. a5i.

(5) p. a5o; ou plutôt de Xantbus, car la légende est ainsi placée : , tandis que, sur le bronze qui porte le type de KraguSf le buste

KP

d'Apollon et la lyre, b légende est ainsi :

hunent semblable à oellesde Cragua, qai “PP“'

tieanent à un système qui paroît commxm à toute ^7^^ Remarquons que le moyen-bronze de Cragus, arec la Dume .XTZonL , porte, outre kp, les lettres H. , q- no«

bn..«. d » type di(fé»n. , »o«e do~« gende qui, pendant long-temps , n a pu être interp

nui pourtant est assez claire. .

^»£intenant, 'parmi les médailles de ^anthus ^ sonj rares, nous en trouvons une qui présente les *7^*/*^ du Soleil de face, en partie cachée par un a>g e , e tium ou rose, accompagnée des lettres n ^ ^

pièce a une étroite parenté avec l'hém.drachme atmbu^ à Rhodanuâa. Si j'ajoute qu’il existe, dans e eau

notresavant collaborateur, M. le marquis de Ugoy, une h

„idrachme portant à la fois les syllabe, ;

toujours avec le type de la rose, il devient connoîtreune émission de médailles au type Aod«=n nuées soit par les gens de Xantlius, soit par les IVL^MT* -

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