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gements de pression trop rapides pour permettre à la fonction physiologique d'absorption ou de formation de gaz de s'accomplir méritent d(î nous arrêter.
Considérons, pour poser le problème dans toute sa simplicité, des Poissons à vessie close et bien extensible, comme est celle du Tr if/la Lyra.
Supposons le Poisson dans le plan d'équilibre. Si à l'aide de ses nageoires il s'élève, l'air intérieur subira une pression de moins en moins grande et occupera un volume de plus en plus grand. Au contraire, si le Poisson descend au-dessous du plan d'équilibre, la pression qui augmente réduira de plus en plus le volume de la vessie natatoire. 11 est intéressant de remarquer
que ce volume, quand le Poisson descend, tend vers zéro, et si l'on suppose des pressions considérables qui le fassent approcher de cette limite idéale, la densité du Poisson est relativement peu modifiée, en ce sens que la vessie natatoire n'est jamais qu'une fraction de volume du Poisson et parfois une fraction assez petite. Au contraire, si le Poisson s'élève, cette fraction de volume de Poisson grandissant toujours, il suffira, pour un Poisson placé à iOO mètres de profondeur et supportant onze fois la pression de l'atmosphère, de s'élever à la surface, où il ne supporte plus qu'une pression atmosphérique, pour subir une dilatation de l'organe égale à onze fois le volume de l'organe. Or, chez beaucoup de Poissons la vessie natatoire représente une fraction du volume total, qui est supérieure à la onzième partie de ce volume. Le Poisson aura donc plus que doublé de volume, en supposant que les parois se prêtent à cette ampliation. Dès lors la natation devient pour lui impossible ; il est fatalement la proie des Oiseaux de mer ou des Poissons qui, plus heureux que lui, ne viennent pas de la profondeur et nagent librement.
Sous une forme algébrique très-simple nous pouvons avoir des solutions plus précises.
Supposons le Poisson dans le plan d'équilibre.
Le volume de la vessie natatoire est alors normal ; il est tel que la densité du Poisson est égale à celle de l'eau. Appelons v ce volume, et voyons ce qu'il devient pour des pressions ajoutées ou enlevées, pressions prises égales à la pression atmosphérique et correspondant à une hauteur verticale de 10 mètres d'eau.
Si le plan d'équilibre supporte u pressions atmosphériques, une variation en moins et une variation en plus d'une pression atmosphérique donneront pour les volumes v' et v" correspondants :
en effet, v' ou v" : v : : n : n — 1 ou w + 1 .
Nous ferons remarquer que le nombre des pressions est toujours au moins égal à une atmosphère, puisqu'à la surface le Poisson supporte la pression de l'air lui-même.
Donnons des valeurs particulières. Dans le cas de l'ascension, n — 1 devant être au moins égal à 1, ^^ sera'égal à 2 ou plus grand que 2, soit = 2 ; n — i devient 1 îj' = 2 v, c'està-dire que la souplesse de l'organe le permettant, le volume de la vessie natatoire sera double du volume normal quand le Poisson s'élèvera de 10 mètres à la surface.
Dans le cas où l'on fait descendre le Poisson, si on le considère d'abord à la surface, on doit faire n — i, n -\- i devient 2 :
v" =-^v, c'est-à-dire que le Poisson qui avait, à la surface, une
vessie natatoire d'un volume normal, en possède une, à la profondeur de 10 mètres, qui n'a plus que la moitié de ce volume.
On peut considérer des variations de pression de plusieurs atmosphères. Ces formules deviennent, en indiquant par la lettre a les pressions atmosphériques enlevées ou ajoutées :