‹ Mémoires de Saint-Hilaire (volume 2)Chapitre 127 sur 128 · Vol. Guerre 1738, n · texte numérisé non relu

Vol. Guerre 1738, n

résidence presque continuelle pour le bien du service de Sa Majesté, et vous êtes trop juste pour vouloir que ce fût h mes dépens, après tant d'années de services et que je dérange toutes mes affaires et perds une charge, pour en acheter une autre qui devoit m'ètre acquise il y a longtemps, et dont l'exercice est très pénible et me sera fort infructueux s'il ne m'acquéroit quelque récompense; car je suis homme de bien. Ayez aussi la bonté de vous représenter que je sers Sa Majesté de cœur et d'affection, et que, si je n'avois pas passé ma vie dans ce triste métier, je serois mort ou serois tout autre que je ne suis. Si on m'y croit utile, j'ai lieu d'espérer un meilleur traitement, ayant affaire à un ministre juste et équitable, sinon je prends la liberté de supplier très humblement Sa Majesté de me faire servir en la fonction d'officier général dans ses armées, dont il lui a plu de me revêtir, dont je puis l'assurer que je ne m'acquitterai pas moins bien, et peut-être mieux, que bien d'autres qui ont été plus heureux et n'ont peut-être pas si bien servi que moi...

Sainct-Hilaire.

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