Tome IV, p
4. Le pays de Cominges, en Guyenne, avec titre de comté, était en effet limitrophe au sud de l'Aragon et de la Catalogne.
en Catalogne, à l'appui de Girone, qui fut fort resserré par le duc de Noailles, [gouverneur du Roussillon, qui remporta sur eux divers petits avantages.]
Mais la guerre fut plus vive du côté du Portugal; le marquis de Bay, qui commanda l'armée d'Espagne, l'ayant assemblée, passa la Guadiana et vint camper au delà, près le fort Saint-Christophoro, qui n'est pas éloigné de Badajoz. Son armée étoit d'environ vingt mille hommes, mais supérieure en cavalerie à celle du roi de Portugal, qui étoit à peu près de même force, mais plus nombreuse en infanterie. Le marquis de Frontera commandoit les Portugais et Mylord Gallway les troupes auxiliaires d'Angleterre et de Hollande. Toute cette armée s'étant assemblée vint camper sous El vas. A quelques jours de là, ils eurent nouvelle que le marquis de Bay, qui vouloit les attirer, avoit dessein de venir fourrager les blés de la campagne de Gampo- Mayor*, et, voulant l'en empêcher, ils résolurent de passer la Gaya sur des ponts qu'ils y firent jeter.
Bataille donnée entre les Espagnols et les Portugais, le 7 mai d709. — Sur cela, le général d'Espagne marcha droit à eux ; le combat s'engagea sur les quatre heures après midi; l'aile droite de la cavalerie portugaise fut rompue et mise en fuite à la première charge. Il en arriva bientôt autant à l'aile gauche, que le lord Gallway voulut rallier à la faveur des trois régiments d'infanterie qu'il y envoya. Les Portugais ne se rallièrent point; mais les trois bataillons se maintinrent jusques à la fin de la journée, que, se voyant séparés de leur armée et la bataille perdue, ils se trouvèrent contraints de se rendre prisonniers de guerre.