L.-A. DE Bourbon
Réponse en apostille : J'en ai rendu compte au Roi; Sa Majesté en a entendu la lecture; mais elle ne s'est pas encore expliquée sur ledit g-ouvernement.
Saint-Hilaire au ministre de la Guerre'^.
A Paris, le 20 mars 1710.
Monseigneur,
On me mande de Landrecies du 16 que M. Doujat y vint le 14 et, de concert avec M. Du Pont, qui commande dans la place, ordonna aux officiers d'artillerie de vider une des deux granges de la basse ville que vous eûtes la bonté de me faire donner, le mois d'août dernier, pour resserrer les aflFûts de pièces de batterie remis à Landrecies, afin de remettre ladite gi-ange au sieur Farget pour y resserrer des avoines, tellement que tous lesdits afiFûts vont être exposés à l'injure du temps et se perdront en peu de temps, et que, lorsqu'on en pourra avoir besoin, on ne trouvera plus de bois propre fort loin à la ronde pour faire quatre-vingts pareils affûts à ceux qu'on veut sortir de cette grange. H y a sur la place à Landrecies une petite grange à la ville, où on pourroit mettre lesdites avoines sans rien déranger, et, pour supplément, se servir du cloître du couvent près le gouvernement, et autres lieux dans la ville. J'ai cru, Monseigneur, que je devois avoir l'honneur de vous représenter toutes ces choses,