Sur le Rhin, à trente kilomètres nord de Diisseldorf
la garnison resta prisonnière de guerre ^ . Le marquis de Valin^ fut tué à ce siège, et mon père blessé d'un coup de mousquet dans les reins. Il y eut en même temps deux cents hommes tués ou blessés^. Le Roi avoit envoyé M. de Turenne pour prendre Bùderich'', qui n'osa se défendre^. On n'y trouva que deux cents hommes, qu'on fît prisonniers de guerre. Ces villes étant ainsi rendues, le Roi passa le Rhin à Wesel, avec toute son armée, sur le pont de bateaux qu'on y avoit fait descendre de Kayserswert, rejoignit le prince de Condé et alla former le siège de la ville de Reez^, [laissant toutefois en deçà du Rhin un petit corps d'armée pour assiéger la partie de cette ville qui y est située]. Elle ne fît pas plus de résistance que les autres'''. De là, Sa Majesté marcha à Emmerich, que la garnison abandonna^, et, continuant sa route, Elle s'avança à la hauteur du fort de Schink^, à l'endroit où le Rhin se partage en deux bras, dont l'un retient le même nom, et l'autre prend celui de Wahal. On vint dire au Roi qu'on voyoit de l'autre côté du Rhin, près du village de Tolhuys "^, un gros de troupes enne-