‹ Mémoires de Saint-HilaireChapitre 69 sur 187 · C'étaient MM. de Groot et d'Odijck · texte numérisé non relu

C'étaient MM. de Groot et d'Odijck

2. Les conditions qui vont être énumérées sont reproduites, mais avec certaines différences, dans Y Histoire militaire, p. 329-331; on les trouvera aussi dans le tome I des Actes et mémoires de la paix de Nimègue, par Adrien Maetjens (Amsterdam, 1679).

voiroit à une honnête subsistance des prêtres et curés, prise, par l'ordre des États-Généraux, sur les biens que l'Église avoit autrefois possédés.

II. Que, indépendamment de ce que les députés venoient d'offrir, on céderoit au roi la ville de Nimègue, ses appartenances et dépendances, le fort de Schink, celui de Knotzenbourg et toute la partie de la province de Gueldre que possédoient les États-Généraux, avec l'île et la ville de Bommel, celle de Voorn et son fort Saint-André, Lowenstein et le fort de Crèvecœur^, la ville de Grave-, ses appartenances et dépendances, la propriété de la ville et comté de Mœurs ^, dont ils feroient récompense au prince d'Orange, ainsi que des autres pays et villes cédés qui pourroient lui appartenir.

III. Le Roi demandoit encore que les États-Généraux lui cédassent le droit qu'ils avoient eu, ou pourroient avoir ou prétendre, sur les villes et places que ses armes avoient conquises sur lesdits États dans l'Empire ; qu'ils fissent aussi une même cession, en faveur de ce prince, de la Frise orientale^; savoir, la

1. Bommel, les forts de Voorn et de Saint- André, celui de Crèvecœur et la place de Lowenstein sont situés aux quatre coins d'une grande île de la province de Gueldre, qui est formée par les deux bras du Wahal, et qui aurait ainsi appartenu à la France.

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