‹ Memoires de Saint-Simon (volume 2)Chapitre 159 sur 495 · Parie, dans le manuscrit · texte numérisé non relu

Parie, dans le manuscrit

10. Lettres du mois de février 1611, reproduites dans l'Histoire généalogique, tome IV, p. °241-°242.

11. « Son mariage tourna si mal, quoique fait des deux côtés avec

M. de Schonberg, avec des lettres en continuation de pairie1 : tellement que Mme de Rohan, dont l'érection étoit antérieure aux deux continuations de pairie qu'avoit obtenues Mme d'Halluin à tous ses deux mariages, pouvoit bien n'avoir pas grand tort d'être fâchée de la voir remonter à la première érection de son grand-père, antérieure à celle de Rohan2. On ne voit pas d'ailleurs que cette duchesse de Rohan, qui étoit la fille de M. de Sully et mère de l'héritière qui épousa le Chabot, ait jamais rien prétendu ni disputé, excepté cette ridicule aventure, que j'ai voulu expliquer afin de ne rien omettre3. Passons maintenant à la branche de Guémené4.

Louis de Rohan, seigneur de Guémené, frère aîné du maréchal de Gyé dont je viens d'épuiser la branche, ne fournit rien à remarquer3, non plus que ses trois généra-

tant d'avantages, qu'ils consentirent, mari et femme et les deux familles, à la dissolution juridique, n'ayant point d'enfants. » (Écrits inédits, tome V, p. 297.) Cela eut lieu en 1619.

1. Déclaration royale du 9 décembre 1620, enregistrée les 20 et 22 février 1621 malgré l'opposition de M. de Candalle : Histoire généalogique, tome IV, p. 330-332; Écrits inédits, tome V, p. 297 et 301. L'année suivante, M. de Candalle obtint permission de se qualifier duc, et même il fit ériger la terre de Villebois en duché-pairie de la Vallette.

2. Ce fait ayant été relevé par Gibert, dans son Mémoire sur les rangs et les honneurs de la cour, p. 128, d'après le Cérémonial françois, l'abbé Georgel, dans sa Réponse (p. 84 et note 3), en contesta l'exactitude, comme n'étant pas relaté de même dans le Mercure françois, tome XII, p. 379; il estimait d'ailleurs que, si Mme de Rohan, moins ancienne comme date de pairie, prétendait prendre le pas sur l'autre duchesse, ce ne pouvait être que comme princesse de naissance.

3. On la retrouve dans la notice Montbazon (France 213), fol. 12, et dans le mémoire de 1753 (tome IV des Écrits inédits, p. 420-421), avec cotte mention : « Cela se lit au second tome du Cérémonial françois. »

4. Voyez ci-dessus, p. 193 et 196-197. — Comparez l'article Montbazon des Duchés -pairies existants, dans le volume 58 (aujourd'hui France 213) des papiers de Saint-Simon, fol. 9 v° à 16 v° et fol. 101 ; le mémoire de 1753, dans les Écrits inédits, tome IV, p. 422-430, etc.

5. Louis II, dit le Grand, créé baron de Lanvaux, en 1485, par le duc François II de Bretagne, fit le pèlerinage de terre sainte en 1488, et mourut le 25 mai 1508 (Histoire généalogique, tome IV, p. 60).

lions suivantes1. La quatrième fut2 Louis VI de Rohan, qui, en 15493, fit ériger la seigneurie de Montbazon4 en comté, et celle de Guémené en principauté, en 1547 et 15495. Il y a nombre de ces principautés d'érection en France6, dont pas une n'a jamais donné et ne donne encore aucune espèce de distinction à la terre, que le nom,

1. L' Histoire généalogique ne dit rien sur Louis III, IV et V; maisdom Morice a fait leurs biographies, comme celles de Louis I et de Louis II.

2. Fut est en interligne, et ensuite VI corrige IV. L'erreur se retrouve, non corrigée, dans le mémoire de 1753, tome IV des Écrits inédits, p. 422.

3. Cette date, légèrement fautive, comme on va le voir à la note 5, fait double emploi avec celles qui terminent la phrase. De plus, Louis VI, né le 3 avril 4540, n'eût pu faire ériger Montbazon en comté en 1549.

4. Petite ville de Touraine, dont la baronnie n'appartenait à cette branche que depuis trois générations.

5. L' Histoire généalogique, tome IV, p. 61, dit simplement : « Louis de Rohan, VIe du nom, prince de Guémené, comte de Montbazon et de Montauban, seigneur de Sainte-Maure, de Nouâtre, la Rochemoisan et de Marigny, baron de Lanvaux, sénéchal d'Anjou. Ce fut en sa faveur que la terre de Guémené'fut érigée en principauté, et la baronnie de Montbazon en comté, au mois de février 1548. Les lettres en furent enregistrées le 10 décembre 1549, comme il a été rapporté ci-devant, p. 45. » A la page indiquée, on trouve en effet le procès-verbal de l'enregistrement de 1549; mais il ne concerne que l'érection du comté de Montbazon, pour Louis V, et non pour Louis VI : celle de la principauté de Guémené ne fut faite qu'en septembre 1570, pour Louis VI, et enregistrée en 1571. Le texte des lettres de Montbazon est dans le mémorial PP (P 2308) de la Chambre des comptes de Paris ; celui des lettres de 1570 a été publié par dom Morice dans ses Preuves pour servir à l'histoire de Bretagne, tome III, col. 1366-1368. Louis VI de Rohan, qui mourut le 4 mai 1611, à soixante et onze ans, était aveugle depuis son enfance, et ne parut pas, pour cette raison, à la cour, mais eut néanmoins plusieurs grandes charges. C'est parce qu'on ne comptait pas qu'il eût de lignée que sa sœur fut mariée avec l'héritier de Gyé. (Lettres de la reine de Navarre, publiées par Génin, p. 394-396.)

6. Dans le mémoire de 1753 (tome IV des Écrits inédits, p. 422), notre auteur ajoute : « Comme Henricheinont, Talmond, Tingry, et tant d'autres qui ne donnent aucun rang ni distinction. » Comparez ibidem, p. 428. — L'État de la France de 1698, tome II, p. 193-196, énumère une quarantaine de terres ayant titre de principauté. Quelques lettres d'érection sont réunies dans le carton des Archives nationales coté K 617, dossier n° 25.

ni à celui1 qui en a obtenu l'érection non plus, ni à ses successeurs. Aussi ce Louis de Rohan a-t-il vécu et est-il mort sans aucun rang ni honneurs, non plus que ses pères, et sans la moindre prétention2; mais, désormais, il faut prendre garde à tout ce qui sortira de lui. Il épousa la fille aînée du dernier Rohan de la branche de Gyé3, qui étoit frère de Mmes de Beauvillier et de Rothelin Longueville, comme je l'ai dit ci-dessus4, et qui fut ambassadeur à Rome en 15485, lequel, en secondes noces, épousa la sœur de son gendre0, dont il n'eut point d'enfants.

De ce Louis VI de Rohan et de Léonor de Rohan-Gyé, quatre fils7 et cinq filles8, qui, comme les précédentes de leur maison, et même plusieurs veuves de seigneurs de Rohan, épousèrent des seigneurs, et même des gentilshommes particuliers9.

Les quatre fils furent : Louis, en faveur de qui Henri III Louis,

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