Cette corrige celle
14. Les lettres d'érection nouvelle furent données à Chartres, avant
dre, marquis de Marigny, et qui mourut sans enfants, ayant pris le nom de comte de Rochefort, duquel il se faut souvenir1.
Hercule, susdit duc de Montbazon, fut grand veneur9, gouverneur de Paris et de l'Ile-de-France3, chevalier du Saint-Esprit, en son rang de duc, en 1597*; homme de tête et d'esprit, qui figura fort5, et sa femme et leurs enfants encore davantage. Lassé de leurs intrigues, qui, suivant l'étoile de la maison de Rohan, étoient utiles à cette maison, mais qui lui faisoient peu d'honneur, il les laissa faire et se retira en Touraine, où il demeura longues années, et y mourut à quatre-vingt-six ans, en 16546,
l'entrée dans Paris, au mois de mars 1594 (et non 1595), et enregistrées le 13 mai 1595 : Histoire généalogique, tome IV, p. 48-50 et 63.
1. Ci-après, p. 239. Né le 2 juillet 1578, il mourut en mai 1638. L'/ïïstoire généalogique le qualifie seulement de marquis de Marigny, ajoutant qu'il fut fait chevalier des ordres en 1619 et qu'il épousa en 1624 une demoiselle Tarneau, d'une famille du parlement de Bordeaux. — Le comté de Rochefort avait pour chef-lieu un petit bourg de ce nom situé dans le pays d'Yveline, à sept kilomètres N. de Dourdan. Hercule de Rohan y construisit, dans le style féodal, un château des plus singuliers, aujourd'hui possédé par M. le duc de la Rocheguyon. Quant à Marigny, c'est un bourg de Normandie, proche de Saint-Lô, que le frère de M. de Montbazon vendit à J. Habert deMontmor, mais dont les Rohan obtinrent le retrait. La seigneurie ne rapportait que huit mille livres de rente.
2. De 1602 à sa mort (Histoire généalogique, tome VIII, p. 733).
3. Il eut ces gouvernements en 1619 et 1620, à la suite d'une réconciliation qu'il avait préparée entre le Roi et sa mère. On lui donna aussi les gouvernements de Nantes, de Rouen, de Dourdan, d'Amiens, et la charge de chevalier d'honneur de la Reine (1624). Au sacre de Louis XIII, il porta le premier honneur, mais fut empêché par le prince de Condé de prendre place parmi les pairs laïques (Mémoires de Fontenay-Mareuil, p. 39).
4. Entre le connétable Henri de Montmorency et son frère, plus tard duc de Damville : voyez l'Addition 6, dans notre tome I, p. 310.
5. Il a son historiette dans Tallemant des Réaux, tome IV, p. 471-473. On trouve dans les Lettres de Mme de Sévigné des mots naïfs de lui, qui ne laissent guère soupçonner un homme « de tête et d'esprit. » Les plaisants faisaient rimer son nom avec « âne sans raison » et lui donnaient les sobriquets d'Onosandre ou de prince de Béthisy. Cependant dom Morice lui prête de grandes qualités.
6. Mort au château de Couziers, le 16 octobre 1654, à quatre-vingt-
sans s'être démis de son duché. Il avoit épousé en 1628, en secondes noces1, Marie2, fille de Claude d'Avaugour3 et de Catherine Foucquet de la Varenne4. Le trisaïeul, de père en fils, de ce Claude d'Avaugour étoit le bâtard du dernier duc de Bretagne3, et le grand-père paternel du comte de Vertus d'aujourd'hui6.
six ans. Il avait servi pendant soixante-neuf ans, sous quatre rois différents. C'est sur son épaule que s'appuyait Henri IV quand ce prince fut frappé par Ravaillac, et ce fut lui qui le porta au Louvre.
1. Nous avons dit qu'il avait épousé en premières noces, en 1594, Madeleine de Lenoncourt, fiancée de son frère aîné. L'ayant perdue en 4502, il resta veuf vingt-six ans, avec un fils et une fille.
2. M., en abrégé, dans le manuscrit. — Marie de Bretagne d'Avaugour, mariée par contrat du 5 mars 1628, à Champtocé, mourut à Paris, le 28 avril 1657, âgée de quarante-cinq ans environ.
3. Claude de Bretagne, baron d'Avaugour, comte de Vertus et de Goèllo, etc., mort le 6 août 1637, à cinquante-cinq ans, gouverneur de Rennes, Saint-Malo et Vannes, conseiller d'État.
4. Cath., en abrégé, dans le manuscrit. — Fille de Guillaume, marquis de la Varenne et baron de Sainte-Suzanne, et petite-fille de cet autre la Varenne dont l'histoire a été racontée en 1697, tome IV, p. 326-330, elle se maria en mai 1609, et mourut le 10 mai 1670, à quatre-vingts ans. Notre auteur reviendra plus d'une fois sur Y « orde quartier » que cette mésalliance introduisit dans la généalogie de Rohan, et qu'on reprocha fort à Mme de Montbazon pendant sa querelle avec les Condé et Longueville. Le prince de Guémené lui-même, entendant dire un jour que M. d'Avaugour voulait entrer en carrosse au Louvre, s'écria : « Ah! du moins a-t-il droit d'y entrer par la cour des cuisines! » La comtesse de Vertus et sa famille ont leur historiette dans Tallemant des Réaux, tome IV, p. 452-460, suivie d'une page sur Mme de Montbazon (p. 461) et de plusieurs pages sur le comte de Vertus, son frère (p. 474-477). La mère était cette galante beauté pour qui l'on parodia un quatrain de Pibrac : « Vertus toute nue. »
5. Le duc François II eut d'Antoinette de Maignelay, dame de Cholet et veuve de M. de Villequier, un bâtard, nommé François, qu'il fit baron d'Avaugour (premier baron de Bretagne), comte de Vertus et de Goëllo, seigneur de Clisson, etc., et que le roi Charles VIII nomma son lieutenant dans le duché en 1494. Sa filiation et sa descendance sont exposées dans V Histoire généalogique, tome I, p. 467-471 ; comparez la suite des Mémoires, tome V, p. 123-124. Le Parlement, et la cour par suite, refusaient la « princerie » à cette maison comme aux Courtenay.
6. C'est Claude d'Avaugour, bien entendu, et non François, comme
Du premier lit : M. de Montbazon (Louis, prince de Guémené, depuis duc de Montbazon1), et la connétable de Luynes2, mère du duc de Luynes3, qui épousa en secondes noces, en 16224, le duc de Chevreuse5, dernier îe ferait croire la construction défectueuse, qui eut pour petit-fils Armand-François, comte de Goëllo, puis de Vertus, né le 14 octobre 1682. mort le 2 septembre 1746. — La rédaction de. cette partie des Mémoire* est antérieure à 1746, puisque Saint-Simon parle du comte de Vertu; comme existant.
1. Louis VII, né à Couziers, le 5 août 1598, mort à Paris, le 18 février 1667. A la fin de 1620, son père se démit en sa faveur du gouvernement de l'Ile-de-France, et, en février 1621, des gouvernements de Soissons, Noyon, Coucy et Chauny, mais en s'en réservant l'exercice pendant dix ans, et, de fait, il les garda jusqu'à ce qu'il trouvât une occasion de les vendre, en 1649.
2. Marie de Rohan, née en décembre 1600, épousa : 1° par contrat du 11 septembre 1617, le connétable de Luynes, qui mourut en 1621: 2° par contrat du 19 avril 1622, Claude de Lorraine, duc de Chevreuse. Elle mourut le 12 août 1679. Tallemant dit (Historiettes, tome I, p. 400) que, lors de son premier mariage, c'était une « jolie friponne, éveillée et ne demandant pas mieux. » Plus tard, le nombre de ses conquêtes hit grand : on cite, entre autres, les comtes de Moret et de Holland, M. de Châteauneuf, Charles IV de Lorraine, le marquis de Laigues, etc.