‹ Memoires de Saint-Simon (volume 2)Chapitre 171 sur 495 · Procurant des occasions de gagner la faveur du Prince · texte numérisé non relu

Procurant des occasions de gagner la faveur du Prince

3. L'État de la France donne le détail des attributions de cette charge et de ses produits : voyez l'édition de 1698, tome I, p. 580-581. De M. de Montbazon, qui la posséda à partir de 1602, elle passa à son fils, puis à son petit-fils, le trop célèbre chevalier de Rohan, ci-après, p. 297-298 (Histoire généalogique, tome VIII, p. 733 et 734).

4. Il a déjà été parlé de cette, passion, origine de la faveur de Claude de Saint-Simon : tome I, p. 143. Tous les mémoires du temps en rapportent des preuves, et Tallemant (tome II, p. 245) prétend qu'elle contribua beaucoup à rendre le jeune roi trop sauvage. M. Armand Baschet a réuni nombre d'informations sur le même sujet, dans son livre : le Roi chez la Reine, p. 71-72, 76-77, 224-236, etc. C'est à Louis XIII qu'en 1625 Villeroy dédia la première édition de la Chasse royale composée par Charles IX.

5 Ci-dessus, p. 221 et 235. — 6. L'o d'on corrige un 0 majuscule.

7 C'est contre cette conclusion que s'élèvent vivement dom Morice, le P. Grilfet, l'abbé Georgel : voyez la Réponse de 1771, p. 54, 56-60, 63-69, 121, 131-133, 137, 166, 181-184, 205-207, etc. Ils soutiennent que le droit princier était acquis aux Rohan, non seulement comme alliés de maisons souveraines, mais aussi comme descendants directs de souverains, et ils montrent ce droit reconnu en tous temps et tous pays, ou du moins réservé quand il n'y avait pas jouissance.

8 Comparez ce qui va suivre et l'Addition correspondante, n" 255, avec le portrait de Mme de Chevreuse qui est dans la notice du duché de son mari, tome VI des Écrits inédits, p. 56-57, avec un passage du

à la princesse de Guémené.

été de tout temps dans la plus intime confidence de la qui procurent Reine. Elle en fut chassée plus d'une fois par Louis XIII1, le tabouret et, de l'aventure du Val-de-Grâce2, où la Reine fut fouillée et visitée jusque dans son sein par le chancelier Séguier3, qui pourtant en acquit ses bonnes grâces pour le reste de sa vie par la manière dont il s'y conduisit, Mme de Chevreuse et Reringhen* se sauvèrent hors du Royaume, et plusieurs autres furent chassés et perdus, que la Reine fit revenir et récompensa tout aussitôt qu'elle fut régente. Mme de Chevreuse étoit encore alors en Flandres, et, quoiqu'elle se trouva trompée, à son retour, dans l'opinion qu'elle avoit conçue d'être absolument maîtresse de l'esprit de la Reine et du gouvernement5, elle ne

mémoire de 1753, tome IV, p. 425-427, avec la notice inédite de Montbazon (France 213, fol. 15), ou avec un passage des Brouillons des projets, etc., tome III des mêmes Écrits inédits, p. 332.

1. Elle fut tour à tour reléguée ou obligée de chercher asile à Dampierre, à Tours, en Lorraine, en Espagne, en Angleterre, en Flandre.

2. Il a déjà été fait allusion à cette « aventure » dans notre premier volume, p. 189-190, à propos des Beringhen, et l'allusion se répétera encore deux fois au moins (tomes IV de 1873, p. 15, et XI, p. 360).

3. En 1637 : voyez les Mémoires de la Porte, p. 27, ceux de Monglat, p. 61, ceux de Mme de Motteville, tome I, p. 34-35 et Q6, les Historiettes de Tallemant, tome II, p. 7, etc. On saisit une correspondance secrète avec Mme du Fargis, la Lorraine et l'Espagne, dont une partie est aujourd'hui à la Bibliothèque nationale, ms. Fr. 3747, fol. 1-43, ainsi qu'un volume d'enquêtes relatives à l'affaire du Val-de-Grâce, acquis en 1850, actuellement ms. Fr. 10215.

4. Henri de Beringhen (1603-1692) : tome I, p. 192 et 194, notes. Voyez l'Histoire de France pendant la minorité de Louis XIV par M. Chéruel, tome I, p. 38, 275, 276, 282, etc.

5. Comparez tome I, p. 190-191, et la notice sur Claude de Saint- Simon, ibidem, p. 450. La duchesse arriva à Paris le 14 juin 1643, et fut nommée surintendante de la maison de la Reine mère. « Dès qu'elle apprit la mort de Louis XIII, elle revint en France : la Reine, qui avoit eu de l'amitié pour elle, fit ce qu'elle put pour la lier d'intérêts avec le cardinal Mazarin; mais, comme elle vouloit procurer des charges et des gouvernements à toutes ses créatures et introduire le marquis de Châteauneuf dans le ministère, il fut impossible de réussir dans cette union et de la contenter : ce qui l'obligea de se jeter dans le parti des

MÉMOIRES DE SAINT-SIMON. V jg

laissa pas de conserver toute sa faveur malgré le cardinal Mazarin. Les histoires et les mémoires de ces temps-là* sont pleins de tout ce que2 fit la Fronde3, qui domina la cour et l'État, et à qui Monsieur le Prince dut sa prison, puis sa délivrance4, et le cardinal Mazarin son apparente ruine par deux fois3. Ces mêmes histoires dépeignent l'hôtel de Chevreuse6 et l'hôtel de Guémené7 comme le

mécontents. » (Mémoires de M. de ***, p. 471.) Mme de Motteville (tome I, p. 127-129) donne les motifs de ce changement. Comparez l'Histoire de France pendant la minorité de Louis XIV, tome I, p. 147-165.

1 . Priolo et Priorato, l'Histoire du temps, les mémoires de Gourville, de Lenet, de Gramont, de G. Joly, de la Chastre, de la Fare, du cardinal de Retz, de la Rochefoucauld, de Mmes de Nemours, de la Fayette, etp.

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