Ce duc et sa femme ont été cités plus haut, p
6. Henri-Jacques de Caumont était né le 5 mars 1675. Son père lui ayant cédé le duché en en conservant les honneurs (brevet du 15 juin 1698, dans le registre 01 42, fol, 117 v°), il porta le titre de duc de Caumont jusqu'à la mort de M. de la Force, en 1699. Quand celui-ci avait été persécuté pour se convertir au catholicisme, en janvier 1686, comme plusieurs de ses enfants étaient trop petits pour qu'on les mît au collège ou au couvent, la duchesse de Saint-Simon (Charlotte de l'Aubespine) avait reçu des mains de M. de la Reynie ceux qui n'avaient pas encore sept ans, avec mission « d'en prendre soin, tant pour leur santé que pour leur instruction. » (Correspondance administrative sous Louis XIV, tome IV, p. 350 et 393 ; Bulletin de la Société de ï Histoire
melet1, fille unique, extrêmement riche, d'un président à mortier du parlement de Rouen et d'une fille de Chavigny2 secrétaire d'État, sœur de la maréchale de Glérambault, de l'ancien évêque de Troyes3, etc.
La Vallière* épousa une fille du duc de Noailles3.
du Protestantisme français, 2° année, 1854, p. 69.) Six mois plus tard, le père et les quatre fils avaient abjuré. En 1696 et 1697, on avait songé à donner à l'aîné Mlle de Cosnac {Mémoires de Daniel de Cosnac, tome II, p. 157-161). Nous verrons que, par la suite, il déploya un grand zèle, excessif même, pour la conversion des protestants, qu'il fut conseiller au conseil de Régence, et que son rôle, au temps du Système, fut des plus regrettables. Il mourut le 20 juillet 1726.
1. Anne-Marie Beuzelin de Bosmelet, mariée le 18 juin, apportait une dot et des espérances considérables ; mais il paraît que c'était une personne assez déplaisante, déjà dédaignée par les Luxembourg, et qui eût pu être la mère du jeune duc. Son mariage avec celui-ci était préparé depuis 1696. (Lettres de Mme de Sévig?ié, tome X, p. 356 et 364- 365.) Le Roi signa le contrat de mariage, dont copie est au registre des Insinuations Y 274, fol. 47. Elle mourut à Paris, le 16 novembre 1752, âgée de quatre-vingt-quatre ans. Son portrait par Fr. de Troy, conservé au musée de Rouen, a figuré à l'exposition du Trocadéro, en 1878 (n°749).
2. Renée Bouthillier de Chavigny épousa, le 12 décembre 1661, Jean Beuzelin, seigneur de Bosmelet, et ils moururent les 10 et 20 mars 1711, elle étant âgée de soixante-huit ans. Son mari, déjà président en 1662, passait pour un homme probe, mais de capacité médiocre (Depping, Correspondance administrative, tome II, p. 122).
3. Tous déjà nommés plusieurs fois, notamment ci-dessus, p. 95.
4. Charles-François de la Baume le Blanc, marquis de la Vallière, né le 23 janvier 1670 et pourvu, dès 1676, du gouvernement de Bourbonnais, en place de son père, avait débuté dans les mousquetaires; il possédait depuis 1692 un régiment de cavalerie, depuis 1697 la lieutenance du gouvernement d'Amboise, et il venait d'être nommé, en mai 1698, menin du Dauphin. Il passa brigadier en 1702, obtint, en 1704, pour ses brillants faits d'armes, la charge de commissaire général de la cavalerie légère et le grade de maréchal de camp, fut fait lieutenant général en 1709, menin du nouveau Dauphin et gouverneur d'Amboise en 1711, mestre de camp général de la cavalerie en 1714. Louis XV, en février 1723, érigea de nouveau pour lui le duché créé pour sa tante en 1667. Il mourut le 22 août 1739. -
5. Marie-Thérèse de Noailles, quatrième fille, née le 5 octobre 1684, mariée le 16 juin 1698, devint dame du palais en 1707, et ne mourut que le 17 mai 1784, à près de cent ans. Saint-Simon dira plusieurs fois
Force et de
Mlle de
Bosmelet,
\Add. S'-S. "262]
De la Vallière
et d'une fille Mme la princesse de Conti, cousine germaine de la Vallière
de Noailles et qui l'aimoit fort1, parla libéralement dans le contrat2 et
fit la noce en sa belle maison dans l'avenue de Versailles3.
Ce fut une espèce de fête, où Monseigneur se trouva4.
De la Cart t ^ sen ^ un au^re5 assez bizarre6. La Carte7, gentil-
que c'était la plus spirituelle et la plus insinuante des Noailles. Comme ses nombreuses sœurs, elle n'avait que cent cinquante mille livres de dot. — Outre ce que le Journal de Dangeau dit de ce mariage (tome VI, p. 345-346 et 367), voyez encore le Mercure, juin 1698, p. 242-249, et les Annales de la cour, tome II, p. 382-383, 386 et 433. M. Bertin en a parlé dans les Mariages dans l'ancienne société française, p. 244-246.
1. Selon les Annales, elle avait d'abord voulu marier son cousin avec une tille de Mme d'Espinoy, puis s'était rabattue sur les Noailles, qu'elle voyait en faveur depuis le mariage du comte d'Ayen.
2. Non seulement elle fit donner à son cousin, par avance, une des places de menin, mais elle obtint du Roi permission de disposer en sa faveur des terres jadis érigées en duché de Vaujours pour Mlle de la Vallière, et sur lesquelles elle se proposait de faire établir un nouveau titre. La donation fut passée par elle le 8 juin : Arch. nat., Y 271, fol. 46.
3. Cette maison, aujourd'hui l'hôtel de ville de Versailles, avait été primitivement acquise du chevalier de Lorraine pour le comte de Vermandois. On en admirait surtout les jardins, où bien des fêtes furent données, et un appartement de bains donnant sur l'avenue de Sceaux; c'est là qu'aboutit actuellement le chemin de fer de la Rive gauche.
4. Journal de Dangeau, tome VI, p. 366-367, et Mercure déjà cité. Monseigneur ne tarda pas à prendre M. de la Vallière en très grande affection.