Voyez notre tome II, p. 254 et notes 6 et
346 à MÉMOIRES [1698]
attachés au gouvernement de cette province, et qui, pendant les guerres, avoient été fort haut1, avoient fait croire qu'il laisseroit beaucoup de richesses : il se trouva qu'il avoit tout dépensé2 et qu'il avoit disposé par un testament, en legs pieux et de domestiques, et en quarante mille livres à son ami intime le Chancelier3, de tout ce qui lui restoit à donner*. M. de Ghevreuse en eut cent dix mille livres de rente du gouvernement, et son second fils beaucoup de meubles précieux et d'argenterie5, avec Ghaulnes et Picquigny6, en payant les dettes7. Mort de La duchesse de Ghoiseui8, sœur de la Vallière9, mou-
1. En 1692, la part du duc dans les prises des armateurs de son amirauté avait atteint huit ou neuf cent mille livres (Journal de Dangeau, tome IV, p. 179).
2. Il avait pris le château et la terre de Dampierre à viager, en 169o (Lettres de Mme de Sévigné, tome X, p. 322).